d, đ, t, ȶ, θ, z, ȥ, ʓ, s, ʆ, ῳ, r, n, et qu’à sa place on double ces lettres pour l’agrément de la prononciation; ainsi l’on prononce es’samak, et non el samak; en’nabi, le prophète, et non el nabi; eʓʓolm, la tyrannie, et non el ʓolm: mais c’est à l’usage d’enseigner cela, et non à l’écriture de le tracer, et les signes imaginés par les grammairiens pour diriger cette manière d’écrire, sont aussi ridicules que si chez nous l’on écrivait ces mots, ils ont écrit à Rome, de cette manière: il zon t’écri t’à Rome.

[122] Appelez-les selon le canon alfabétique, da, đo, ta, ȶo, θêta, ȥal, etc.

Quant à l’arabe littéral, connu sous le nom de naħωi, l’équivoque des cas n’y a pas lieu, parce qu’ils y sont distingués par des finales ajoutées au corps du mot, comme en grec os, ωn, et en latin us, a, um.

EXEMPLE.
Nom.al nahr-ole ruisseau.
Gén.al nahr-idu ruisseau.
Dat.l’al nahr-iau ruisseau.
Acc.al nahr-ale ruisseau.
Voc.ïa nahr-aô ruisseau.
Abl.men al nahr-idu ou par le ruisseau.

L’on voit par cet exemple que l’o appartient au nominatif; l’i aux génitif, datif, ablatif; et l’a aux accusatif et vocatif; et cela tant au singulier qu’au pluriel, et tant au féminin qu’au masculin.

Si le nom est un nom propre, ou qu’il soit privé de l’article al, il ne prend plus pour finales o, i, a, mais les nasales on, en, an, le vocatif seul excepté.

EXEMPLE.
Nom.Moħammad-onMahomet.
Gén.Moħammad-ende Mahomet.
Dat.l’Moħammad-enà Mahomet.
Acc.Moħammad-anMahomet.
Voc.ïa Moħammad-o[123]ô Mahomet.
Abl.men Moħammad-enpar Mahomet.
Nom.nahâr-onjour.
Gén.nahâr-ende jour.
Dat.l’nahâr-enà jour.
Acc.nahâr-enjour.
Voc.ïâ nahâr-aô jour.
Abl.men nahâr-enpar jour.

[123] Dans les noms propres, le vocatif prend o, comme le nominatif des substantifs.