[227] 625 selon les astronomes, et 626 selon le vulgaire des chronologistes.
[228] Voyez Abrégé d'Astronomie, in-8°, 1813, par M. Delambre, qui dit, page 335: «Hérodote en indique l'année d'une manière si vague, que l'on doute si elle est arrivée en l'an 581, 585, 597 ou 607 avant J.-C.; encore aucune de ces éclipses n'a-t-elle dû être totale et ramener cette obscurité qui n'est peut-être qu'une fiction d'Hérodote ou de ceux qui lui en parlèrent.» Nous répondons qu'Hérodote ne paraît vague qu'à ceux qui ne l'ont pas lu attentivement. Notre analyse démontre sa précision; mais M. Delambre, à qui nous l'avions soumise, n'en a tenu compte.
[229] Voyez, à ce sujet, la critique des Observations astronomiques de Ptolomée, faite par Riccioli, dans son Astronomia reformata, in-fol., livre III, chap. 4, pages 108 et suivantes; chap. 5, pages 115 et suivantes; et plus particulièrement celle des 19 éclipses de lune rapportées dans l'Almageste, livre III, chapitre 9, pages 133 et 134; et chapitre 7, page 129, article Eclipses ex mera conjectura.
[230] On sait à quel point les Brahmanes chez les Indiens modernes sont jaloux de leurs notions astronomiques. Ils sont en cela, comme en bien d'autres choses, l'image des anciens savants, c'est-à-dire, des prêtres dont la puissance était fondée sur la possession exclusive des sciences parmi lesquelles la prédiction des phénomènes célestes tenait le premier rang. Aussi Julius Firmicus nous apprend-il que même les adeptes prêtaient serment de ne point communiquer les principes; et Albaténius se fait un mérite de dire clairement ce que les anciens n'ont dit que par énigmes, quæ ab antiquis per involucrum dicta sunt explicavi. Nous connaissons un savant critique qui par des compensations de 3 ou de 5 ou de 7 minutes, tantôt en plus, tantôt en moins, ramène toutes les anomalies de Ptolomée à l'état vrai, à commencer par la mesure de l'année solaire qu'il a évidemment altérée.
[231] Il faut d'ailleurs convenir que les anciens avec leurs manuscrits non collationnés et difficiles à lire, ont eu bien moins de commodités que nous avec nos imprimés.
[232] D'après les indications d'Hérodote, Kyaxarès en 625 n'ayant encore que 9 ans de règne, son fils Astyages dut être âgé d'environ 20 ans; par conséquent il dut en avoir 85 environ, lorsqu'il fut détrôné par son petit-fils. Ce grand âge explique très-bien la clémence du vainqueur qui lui laissa la vie, et qui voulut brûler vif Crésus, âgé de 50 ans, et jouissant d'un grand crédit en Asie. Grâce aux Juifs, Cyrus est devenu un héros de roman; mais lorsque l'on connaît les mœurs de l'Asie et de l'antiquité, l'on sent qu'Hérodote qui nous le représente avec le caractère et le génie de Tamerlan, a peint le véritable chef insurgé des Perses sauvages vêtus des peaux crues de leurs troupeaux et de leurs chasses.
[233] Voyez le tome VII contenant la chronologie, page 152: Jérémie cité chap. 4—6, et chap. 6—22—24.
[234] Excerpta Valesii, page 452.
[235] Krœsus, âgé de 35 ans lorsqu'il règne en 570, est par conséquent né en 605: nous le retrouvons en Égypte à la suite de Kambyse en 525: par conséquent il était âgé de 80 ans. Xanthus de Lydie et Plutarque en observant qu'Alyattes son père eut plusieurs femmes, nous indiquent assez qu'il fut d'un autre lit que cette fille d'Alyattes.
[236] Note 19, page 183.