[217] En remarquant qu'il y eut deux Damasias archontes, et que le premier le fut en 640, ne serait-ce pas quelque équivoque de cette date qui aurait induit Apollodore en erreur?
[218] Il est très-probable que relativement à Pittacus, l'opinion de Lucien et de Suidas s'est formée par les mêmes moyens, la vie de ce sage ayant été mêlée à celle de Crésus; dans tous les cas l'avis de ces auteurs n'est pas une autorité équivalente aux citations très-expresses de Diogène qui articule positivement que Pittacus mourut âgé de plus de 70 ans, accablé de vieillesse et sous l'archontat d'Aristomènes, l'an 3 de la 52e olympiade (570). Au compte de Suidas, c'est 82 (né en 652): Lucien aura calculé ses 100 ans en le supposant mort l'an 552.
[219] Voyez tome I, note 190 de la première édition, page 308 et note 204 de la deuxième édition, page 331.
[220] Solin., pag. 25: bello quod gestum est olympiade 49 (584) inter Alyattem et Astyagem, anno post Ilium 604.
[221] Transact. philos.; année 1753, pages 17 et 221.
[222] Voyez à ce sujet la note 72, page 223 de la première édition; et note 75, § XXX de la deuxième, page 236, second alinéa.
[223] Traduction de Larcher, tome I, liv. I, § CII. Nous observons au lecteur que presque toutes nos remarques vont porter sur ce tome et sur ce livre premier; que tous nos renvois y seront relatifs; et parce que les pages des deux éditions diffèrent de chiffres arabes, nous ne citerons le texte que par les §§ dont les chiffres romains ne diffèrent pas.
[224] Larcher traduisant immédiatement du grec, aurait dû conserver l'orthographe grecque, sans faire passer les noms par l'orthographe latine qui en défigure pour nous la prononciation: nous les rétablirons partout.
[225] Mais nous ne nous servirons point avec lui de la période julienne, dont il embarrasse tous ses calculs d'autant plus mal à propos, que cette période inventée par Jules Scaliger, en l'an 1582 de notre ère, et composée de 7980 années, de 365 jours 6 heures précises, selon le calendrier de Jules-César, est un système aussi idéal en chronologie, que celui de Fahrenheit en barométrie, et de plus, compliqué, inutile et inexact en astronomie, ne se liant à aucun événement, comme l'a démontré un savant académicien, Louis Boivin, dans sa dissertation de 1703. Le choix seul d'une mesure aussi vicieuse est d'un fâcheux augure pour le goût et le genre d'esprit d'un chronologiste. On supprimerait 30 pages entières de Larcher, si l'on en retirait toutes les citations: nous n'emploîrons que l'échelle ascendante avant notre ère, dont le seul inconvénient est de calculer en sens inverse; mais l'on y est bien vite accoutumé, et l'on a des idées toujours nettes du temps.
[226] Voyez Mémoires de l'Académ. des Inscript., tome 42, page 115 de la partie de l'Histoire.