[321] Le latin observe la même analogie de mots et d'idées car vincere (vaincre) n'est qu'une modification de vincire, lier, vinctus, victus, vinctor, victor. L'historien Hamza déclare que l'étymologie de Saba l'embarrasse; mais, elle est exacte dans l'hébreu, ou sabah (shabah) signifie emmener captif. Ainsi l'antique homérite était analogue à l'hébreu, et nous en verrons un autre exemple dans les noms de Zohák.
[322] Idées sur les relations politiques et commerciales des anciens peuples de l'Afrique, en allemand; par A. H. L. Heeren, professeur de philosophie à Gœttingue, etc., l'un des meilleurs livres historiques publiés de nos jours, dont nous n'avons qu'une traduction bien incomplète publiée en l'an VIII (1800).
[323] Voyez Étienne de Byzance, qui écrit Télané, probablement par l'altération de K en T, ou parce que les Syriens ont prononcé le ké, tché, comme les Arabes.
[324] Voyez un Mémoire très-approfondi de M. de Sacy, sur la littérature des Arabes et sur les monuments, tome XLVIII des Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, pages 247 et suivantes.
[325] Une maladie grave empêcha l'estimable Niebuhr d'avoir une copie qu'on lui disait prise sur une ancienne inscription; mais la main de qui il l'eût tenue, nous eût laissé des doutes légitimes.
[326] On a cru un instant que M. Grotefend avait eu ce bonheur; mais son explication n'a pas eu de suites, et elle ne devait pas en avoir, car elle est fondée sur deux mots dont nous croyons l'orthographe très-vicieuse. M. Grotefend dit que Darios devait être écrit Darheusch, et Xerces, Khsch-h-er-Sché: il est très-probable que le Xerces des Grecs n'a point eu pour type un mot si compliqué, et qu'il est seulement la double syllabe shir shah qui, en persan moderne, signifie le lion-roi; et tout l'édifice s'écroule. Espérons que les planches d'airain trouvées à Cochin par les missionnaires anglais, et sur lesquelles ont été gravés au 3e ou 4e siècle, en lettres à clous, des privilèges accordés aux juifs ou aux chrétiens, nous donneront une clef plus heureuse. Voyez sur cette matière une savante et judicieuse lettre de M. de Sacy, dans le Magasin encyclopédique, année 8, page 438; et pour les lettres hémiarites, voyez le mémoire du même savant, tome XLVIII de l'Académie des Inscriptions.