[151] Ktésias et Moïse de Chorène.

[152] Lib. I, § CLXXVIII.

[153] Norma, regula.

[154] Josèph. contr. Appion., lib. I, § XIX.

[155] Reg. lib. II, cap. 23, v. 29, etc. 24, v. 7.

[156] Ce mot persan satrape reçoit une explication instructive et curieuse de l’ancienne langue de l’Inde, le sanscrit, qui fut très-analogue à celle des Perses de Kyrus. En le décomposant, on y trouve deux mots qui signifient maître du dais ou parasol (ishattra-pah ou pad); ce qui nous apprend que jadis en Perse, comme aujourd’hui dans l’Inde et à la Chine, l’attribut honorifique des gouverneurs des provinces était de se faire porter le parasol, de rendre leurs sentences et décisions sous le parasol. Aussi lorsqu’en ces derniers temps nous avons eu à Paris des envoyés du shah de Perse, eux et leurs gens ont-ils été scandalisés de voir le parasol dans toutes les mains indistinctement. Notre industrie, pour rendre ce meuble plus commode, a su le réduire à une seule tige ou bâton; mais dans l’origine, il était monté sur deux et même sur quatre, et il était le dais dont les prêtres et les rois ont conservé le très-antique usage oriental, et dont notre climat nous a fait oublier le motif et l’intention.

[157] Les Paralipamènes, liv. II, chap. 33, v. II, semblent faire exception, lorsqu’ils disent que le roi Manassé fut emmené captif à Babylone par le roi des Assyriens. Mais il ne faut pas oublier que cette tardive chronique n’a pu être rédigée avant le temps des Asmonéens, et qu’à cette époque les écrivains juifs empruntaient déjà les idées et les expressions des Grecs, qui appelaient Assyriens les peuples de la Babylonie, en sorte que cet exemple même devient l’un des indices de la posthumité des Paralipomènes: ce livre, au chap. 3, vers. 17 à 24, dénombre sept générations depuis le retour de Babylone; et cela seul, à 25 ans la génération, conduit jusqu’à l’an 363, c’est-à-dire 33 ans avant Alexandre.

[158] Comme il arrive assez souvent dans l’Inde ou dans la Turquie à des princes tributaires et à des pachas.

[159] Voyez Chronologie d’Hérodote, pag. 481, note [161].

[160] Flav. Joseph., Antiq. judaic., lib. IX, cap. 14, pag. 506.