Diodore entre dans des détails qui diffèrent peu de ceux d’Hérodote... «Uchoreus rendit le séjour de cette nouvelle ville si commode, si délicieux, que presque tous ses successeurs le préférèrent à celui de Thèbes, dont la splendeur baissa de jour en jour, tandis que celle de Memphis ne cessa de croître jusqu’à la fondation d’Alexandrie.
«Douze générations après Uchoreus, régna Moïris qui construisit le lac célèbre dont parle Hérodote; 7 générations après Moïris, régna Sésoosis (le Sésostris d’Hérodote), devenu si célébre par ses conquêtes.»
Nous voici arrivés à un point à peu près connu, et nous pourrions nous en servir pour calculer et mettre en ordre les faits cités par Diodore; mais parce qu’il nous importe de savoir quel degré de confiance mérite ce compilateur souvent négligent et superficiel, nous préférons de descendre à une époque plus tardive et plus sûre qui nous fournisse des moyens positifs d’apprécier son degré d’instruction et d’exactitude.
Diodore parlant de la conquête de l’Égypte par Kambyse, fils de Kyrus, assigne cet événement à l’an 3 de la 63e olympiade, ce qui répond à l’an 526 avant J.-C. Il y a ici erreur apparente d’une année, puisque tous les critiques modernes sont d’accord que Kambyse n’entra qu’en l’an 525; mais parce que l’année olympique s’ouvrait au solstice d’été, et que Kambyses put n’entrer que dans le mois de février subséquent, c’est-à-dire après le commencement de l’année romaine et de l’année chaldéenne qui nous servent de guide, l’erreur n’est ni réelle, ni grave: admettons l’an 526, et voyons comment Diodore dispose les faits antérieurs.
SELON DIODORE,
Il y a eu 470 rois en Égypte, depuis Menas jusqu’à Kambyses. Quatre de ces rois furent Éthiopiens, et régnèrent, non de suite, mais par intervalles.
1 Menas, premier roi homme et non dieu, régna à Thèbes (et non à Memphis).
2 Après Menas, des rois obscurs se succédèrent pendant 1400 ans............................... ci 1400 ans;
3 Busiris I succède.
4 Busiris II, son 8e successeur, bâtit Thèbes et y élève les grands monuments qui subsistent encore.