6º L'entretien de ses offices.
7º Les pensions de charité assignées sur l'aubaine.
8º L'entretien des bœufs des métairies.—Le transport des trèfles et pailles pour les écuries.
Sous le sultan Barqoûq, tous ces frais se montaient par mois à 50,000 dinars ou sequins de 7 livres.
Le trésor est régi par un chef et une quantité de subalternes. Ce département a pour huissiers et sbires une compagnie de Maures qui portent les ordres et les exécutent.
Section III. Du premier secrétaire d'état, chef des dépêches et de la chancellerie.—C'est un officier important, qui a toute la confiance du sultan; il doit savoir citer le Qoran, les anecdotes des rois, les sentences des sages, les beaux vers des poètes, etc.
Son art est de faire parler dans tous ses écrits le sultan avec noblesse, grandeur, esprit, grace; il doit faire des phrases rimées et pompeuses; il expédie les actes d'alliance des kalifes et sultans; l'installation des qâdis et des gouverneurs, les commissions de bénéfices militaires en faveur des émirs et djondis, etc., et enfin les lettres du sultan.
Ces lettres ont un formulaire plein d'art, selon le rang des personnes. Celles aux sujets s'appellent mokâtebât; celles aux étrangers, morâselât.
Le plus haut titre pour les étrangers est el maqâm, el àâli.
Le moindre est el madjlas ou megeles, el àâli.