[156] Ces lettres, appelées bàtaïq, contenaient l'avis pur et simple; elles s'attachaient sous l'aile: elles étaient datées du lieu, du jour, de l'heure. On expédiait par duplicata: à l'arrivée de l'oiseau, la sentinelle le portait au sultan même, qui détachait l'écrit. Les pigeons bien dressés étaient hors de prix. Ces établissements étaient fort coûteux, mais très-utiles. On appelait les pigeons les anges des rois.
[157] Le traducteur croit que l'on a oublié un colombier à el-Arich, fondé sur la trop grande distance incommode au transport des pigeons.
[158] On suppose ici l'omission d'un colombier sur les montagnes.
[159] C'est-à-dire vers l'an 750 avant Jésus-Christ. Voilà pourquoi Homère, qui écrivit au commencement de ce siècle-là, ne l'a point citée, quoiqu'il fasse mention des habitants du pays: il s'est servi du nom oriental Aram, altéré dans Ariméén, et Erembos.
[160] Les géographes le citent cependant quelquefois, en l'écrivant Souria, selon la traduction perpétuelle de l'y en ou arabe.
[161] Prononcez châm et non kâm; et, règle générale dans les mots arabes que je cite, prononcez ch comme dans charme, fût-il à la fin du mot. D'Anville écrit shâm, parce qu'il suit l'orthographe anglaise, dans laquelle sh est notre ch: El-Châm tout seul est le nom de la ville de Damas, réputée capitale de la Syrie. J'ignore pourquoi Savary en a fait El-Chams, ville du soleil.
[162] Dans l'antiquité, les peuples qui adoraient le soleil, lui rendant leur hommage au moment de son lever, se supposèrent toujours la face tournée à l'orient. Le nord fut la gauche, le midi la droite, et le couchant le derrière, appelé, en oriental, acheron et akaron.
[163] L'ancienne Béryte.
[164] Tous les vaisseaux qui vont à Alexandrette touchent en Cypre, dont la partie méridionale est une plaine nue et ravagée.
[165] Il faut en excepter le mont Casius, qui s'élève sur Antioche comme un énorme pic. Mais Pline passe l'hyperbole, quand il dit que de sa pointe on découvre en même temps l'aurore et le crépuscule.