[19] Depuis mon retour en France, l’on m’a mandé qu’il a régné pendant le printemps de 1785, une épidémie qui a désolé Tripoli et le Kesraouân: son caractère était une fièvre violente accompagnée de taches bleuâtres; ce qui l’a fait soupçonner d’être un peu mêlée de peste. Par une remarque singulière, l’on a observé qu’elle n’attaquait que peu les musulmans, mais qu’elle s’adressait surtout aux chrétiens; d’où l’on doit conclure qu’elle a été un effet des mauvais aliments et du mauvais régime dont ils usent pendant leur carême.
[20] Tout pacha à trois queues est titré vizir.
[21] C’est effectivement la prononciation du grec, Βηρυτ.
- 1. Mizân el Zâman.
- 2. Abâtil el Aâlam.
- 3. Morched el Kâti.
- 4. Morched el Kâhen.
- 5. Morched el Masihi.
- 6. Qoût el Nafs.
- 7. Taammol el Asboué.
- 8. Tââlim el Masihi.
- 9. Tafsir el Sabât.
- 10. El Mazâmir.
- 11. El Onbouât.
- 12. El Endjîl oua el Rasâiel.
- 13. El Souèïât.
- 1. Taqlîd el Masîh.
- 2. Bestân el Rohobân.
- 3. Elm el Niè l’Bouzembaoûm.
- 4. Maouâèz Sainari.
- 5. Lâhoût Mar Touma.
- 6. Maouâèz Fomm el Dahab.
- 7. Qaouâèd el Naouamis l’Qloud Firtiou.
- 8. Madjâdalat el Anba Djordji.
- 9. El Manteq.
- 10. Noûr el Albâb.
- 11. El Mataleb oua el Mebâhes.
- 12. Diouân Djermanôs.
- 13. Diouân Anqoula.
- 14. Moktasar el Qâmoûs.
- 1. El Qôran.
- 2. El Qâmous l’Firouz-àbâdi.
- 3. El Alf bait l’Ebn-el-malek.
- 4. Tafsïr el Alf bait.
- 5. El Adjroumîé.
- 6. Elm el Baïân l’Taftazâni.
- 7. Maqâmât el Hariri.
- 8. Diouân Omar Ebn el Fârdi.
- 9. Fapâh el Logat.
- 10. El tob l’Ebn Sina.
- 11. El Mofradât.
- 12. Dâouàt el Otobba.
- 13. Abârât el Motakallamin.
- 14. Nadim el Ouahid.
- 15. Târik el Yhoud, l’Yousefous.
[25] Ces vins sont de trois espèces: savoir, le rouge, le blanc et le jaune: le blanc, qui est le plus rare, est amer à un point qui le rend désagréable. Par un excès contraire, les deux autres sont trop doux et trop sucrés. La raison en est qu’on les fait bouillir, en sorte qu’ils ressemblent au vin cuit de Provence. L’usage de tout le pays est de réduire le moût aux deux tiers de sa quantité. On ne peut en boire pendant le repas sans s’exposer à des aigreurs, parce qu’ils développent leur fermentation dans l’estomac. Cependant il y a quelques cantons où l’on ne cuit pas le rouge, et alors il acquiert une qualité presque égale au Bordeaux. Le vin jaune est célèbre chez nos négociants, sous le nom de vin d’or, qu’il doit à sa belle couleur de topaze. Le plus estimé se cueille sur les coteaux du Zoûq ou village de Masbeh près d’Antoura. Il n’est pas nécessaire de le cuire, mais il est trop sucré. Voilà ces vins du Liban vantés des anciens gourmets grecs et romains. C’est à nos Français à essayer s’ils seraient du même avis; mais ils doivent observer que dans le passage de la mer, les vins cuits fermentent une seconde fois, et font crever les tonneaux. Il est probable que les habitants du Liban n’ont rien changé à l’ancienne méthode de faire le vin, ni à la culture des vignes. Elles sont disposées par échalas de six à huit pieds de hauteur. On ne les taille point comme en France, ce qui nuit sûrement beaucoup à la quantité et à la qualité de la récolte. La vendange se fait sur la fin de septembre. Le couvent de Mar-hanna cueille environ cent cinquante kâbié ou jarres de terre, qui tiennent à peu près cent dix pintes. Le prix courant dans le pays peut s’évaluer à sept ou huit sous notre pinte.