[104] On a maintes fois reproché à César de ne pas avoir parlé du lac de Sarlièves, desséché sous Louis XIII. On a même voulu conclure de ce silence que le lac n’existait pas à l’époque gauloise. Mais aucun argument géographique ou géologique ne permet de nier l’existence de ce lac au temps de César. Et si le proconsul ne le mentionne pas, c’est qu’il était dans ses habitudes de ne point parler des détails de terrain qui n’avaient pas joué un rôle dans les opérations militaires proprement dites. Même remarque à propos de la montagne de Mussy-la-Fosse près d’Alésia; cf. ici, p. [387].

[105] Cf. page [248] et suiv., et la [carte].

[106] Mémoire sur le lieu de la bataille livrée avant le siège d’Alésia, dans l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Mémoires présentés par divers savants, première série, t. VI, 1864, p. 203 et suiv.

[107] Voici les objections qu’on peut faire au choix de ce champ de bataille:

1o César se rendant in Sequanos (VII, 66, 2), la rencontre semble avoir eu lieu plus au Levant, par exemple entre Fauverney et Genlis.

2o La hauteur de Saint-Apollinaire n’est-elle pas trop faible pour avoir été appelée par César summum jugum (VII, 67, 5)?

3o L’objection suivante est beaucoup plus sérieuse. D’après César, Vercingétorix reste avec son infanterie pro castris (VII, 66, 6; 68, 1), ad flumen (67, 5), par conséquent sur les bords de l’Ouche ou sur les hauteurs de la rive droite (cf. p. [249] et [253]). De ces points, ni lui ni ses soldats ne purent rien voir de la bataille, sauf l’arrivée des Germains sur la hauteur et la poursuite des Gaulois: or Vercingétorix (cf. p. [250]) avait annoncé qu’il ferait avancer ses fantassins au-devant de son camp pour que leur vue effrayât l’ennemi, terrori hostibus futurum, et encourageât ses propres cavaliers (66, 6). De l’endroit où il les laissa, ils ne pouvaient servir ni à l’une ni à l’autre chose. Et, d’autre part, la place d’un général en chef n’est point hors de la vue de la mêlée.

[108] Il semble bien, en effet, que César ait été surpris; VII, 67, 1 et 2: (Galli) se ostendunt... Qua re nuntiata. Cf. p. [253].

[109] La route suivie par César est sans doute marquée par la ligne Pichanges, Flacey, Saint-Julien, Orgeux, Varois. Son camp (à 10 milles des camps gaulois de la rive droite de l’Ouche, VII, 66, 3) doit être cherché entre la 3e et la 4e de ces localités. C’est à tort, je crois, que Gouget (p. 230) le place à Arc-sur-Tille.

[110] Les trois camps de Vercingétorix (VII, 66, 3 et 5; 68, 1) peuvent être cherchés, sur la rive droite, sur les hauteurs entre le fort de Beauregard et le faubourg de l’Ouche.