Courant à la commode, elle en tira une chemise de batiste qu’elle déchira en morceaux qu’elle vint placer sur la poitrine sanglante.

— Remets ton jersey pour que cela tienne… et aussi mon kimono, pour te réchauffer…

Il balbutiait, ses yeux l’implorant :

— Toi, toi… je veux toi… Viens près de moi…

Avec d’infinies précautions elle s’étendit près de lui, tremblante elle aussi, et passa son bras sous les épaules du jeune homme.

— Je ne te fais pas mal ?

Il se blottit contre elle.

— Non, non… Oh ! non !

Les yeux clos, le visage appuyé au creux de l’aisselle de son amie, il murmurait tout bas, peu à peu calmé :

— Je suis bien… Oh ! je suis bien… Ne me quitte pas…