— Oui, j’ai affaire… ou plutôt, non, je ne veux pas vous mentir… rien ne m’appelle… rien ne pourrait m’arracher de vous… mais j’ai le désir d’être seul, de ne plus vous voir, ni vous entendre… Vous m’affolez. Cette rencontre, tout ce que vous m’avez dit…
Elle conclut gaminement :
— Vous n’y êtes plus !… Je comprends cela jusqu’à un certain point, quand on arrive de Tananarive !… Eh bien, allez… mais, quand vous reverrai-je ?
— Bientôt… je vous écrirai.
— Pas de ça !… Victor ouvre toutes mes lettres !… Tenez, venez plutôt demain chez ma cousine Marie-Annette… Mme Granier de Montaux… 6, rue Boccador… C’est son jour, j’y serai à cinq heures.
— Mais, je ne la connais pas.
— Vous étiez autrefois en relations avec ma tante ?
— En effet.
— Cela suffit amplement… Marie-Annette est une bonne fille, elle sera enchantée de faire votre connaissance… D’ailleurs, je la préviendrai que votre visite est pour moi… Ensuite vous viendrez dîner un de ces jours à la maison, Victor vous invitera.
Deber serra avec une sorte d’angoisse la main qu’elle lui tendait.