[190] Grenier, en valencien.

[191] Mare Nostrum, p. 17.

[192] J’ai suffisamment caractérisé l’antigermanisme de Blasco Ibáñez, d’autant plus méritoire si on le compare à celui d’autres amis de la France en Espagne, Pérez Galdós, par exemple—pour ne citer que le plus illustre d’entre les morts. J’ai traduit et commenté en 1906, dans le Bulletin Hispanique, une lettre de lui à un organe allemand de Berlin (Das Litterarische Echo, 1905, nº 15), où se trouvait cette phrase: «Nous vénérons l’Allemagne à cause de sa puissance politique et militaire, à cause de son grand capital intellectuel. Nous voyons en elle le foyer auguste de l’Intelligence, où tout progrès scientifique, toute grandeur intellectuelle résident...» (Bul. Hisp., t. VIII, p. 328.)

[193] (Con una carta de Palacio Valdés), Madrid, 1919, Calleja, p. 83-86.

[194] «Une maladroite et insupportable compilation de tout ce que la haine et l’ignorance ont écrit récemment contre une des nations les plus civilisées de l’Europe.»

[195] Article déjà cité, vol. 158, n° 4.269, 12 Février 1921: A £500.000 film with 12.000 performers: «The Four Horsemen of the Apocalypse.»

[196] Cette suggestion a été reproduite par le journal Excelsior, nº du vendredi 18 Février 1921, p. 4.

[197] Le film de Sangre y Arena, tourné également en 1917, mais en Espagne, vient d’être détruit pour être remplacé par une nouvelle production américaine, après qu’aura été joué, sur un des plus grands théâtres de New York, le drame tiré de ce célèbre roman tauromachique par un auteur américain fort connu.

[198] A l’heure présente, il s’en est vendu plus de 500.000 exemplaires et l’édition espagnole en est au 60ème mille.

[199] L’écho espagnol retentit, faiblement, dans une revue d’intellectuels temporairement disparue, après avoir été rudement persécutée par le gouvernement espagnol. Au nº 157 d’España, 1918, p. 12, M. Díez-Canedo affirme que le «principal mérite de Blasco Ibáñez est d’avoir écrit de près et d’avoir suivi dès l’origine, avec un fervent esprit d’amour pour la justice, le développement de la lutte actuelle, ce qui lui a permis de toucher, dans son livre, l’aspect qui affecte le plus l’Espagne». Cette douloureuse réalité, M. Díez-Canedo a eu le courage de l’évoquer. «La voix du romancier s’élève avec toute la solennité de l’heure et prononce les paroles qui vont au cœur de tous. Ces paroles, elles sortent aussi du cœur de beaucoup. Mais les recueillir et leur conférer l’expression définitive, c’était là mission propre à l’auteur. Blasco Ibáñez leur a donné une vibration adéquate et tel est le suprême mérite de son œuvre, qui gardera, entre toutes celles qu’il a écrites, cette vertu souveraine: d’avoir associé, aux jours les plus douloureux, à l’universelle clameur le cri de l’Espagne blessée...»