TABLE

[PRÉLUDE
]

[STROPHES
]

[ LA LIBELLULE]
[ MEA CULPA]
[ À M. JACQUES D***]
[ À MADAME PAULINE VIARDOT]
[ CAVE CANEM]
[ À M. GABRIEL FAURÉ]
[ LE CHÊNE]
[ MODESTIE]
[ À AUGUSTA HOLMÈS]
[ À LA MÊME]
[ ΓΝΩΤΙ ΣΕΑΥΤΟΝ]
[ À M. PIERRE B***]
[ À GRENADE.]
[ NE SOYONS PAS TROP DÉBONNAIRES]
[ LES HEURES]
[ SÆVA MATER AMORUM]
[ ADAM ET ÈVE]
[SONNETS]
[ CHARLES GOUNOD]
[ À M. HENRI SECOND]
[ À M. GEORGES AUDIGIER]
[ À M. R. DE LA B***]
[ CADIX]
[ LE FOUJI-YAMA]
[POÉSIES DIVERSES]
[ ADIEU]
[ EN ESPAGNE]
[ LE JAPON]
[ L'ARBRE]
[ LA STATUE]
[ MORS]
[ LE PAYS MERVEILLEUX]
[BOTRIOCÉPHALE]



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PRÉLUDE

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À. M. L. J. C.

Te souviens-tu de la tonnelle
Où nous déjeunâmes si bien?
De l'étincelante prunelle
De la servante, et de son chien?

De l'omelette savoureuse?
De notre langage indiscret?
De la route au soleil poudreuse
Et des chênes de la forêt?

En déjeunant, la Poésie
Fut le thème de nos discours,
Et le goût de cette ambroisie
À ma lèvre est resté toujours.

Pourquoi? je ne saurais le dire,
Mais c'est un fait; pour mon malheur,
Je souffre à présent le martyre
Qui s'attache au flanc du rimeur.