Je suis prisonnier de la Lyre;
Apollon s'est fait mon geôlier.
Si rien ne calme ce délire
Je deviendrai fou à lier!
C'est toi, méchant petit gavroche,
Qui m'as fait ce cadeau fatal!
Ah! que n'es-tu sur une roche
Resté dans ton pays natal
Où l'huile vierge mais épaisse,
L'ayoli prompt à revenir,
La brandade et la bouillabaisse
Auraient bien dû te retenir!
Mais non! c'est trop d'ingratitude!
Pardonne à mon esprit pervers.
Entre nous, c'est la solitude
Qui m'a mis la tête à l'envers.
Tu ne seras pas responsable
Si mes vers me sont reprochés;
C'est moi seul qui suis le coupable
Et je t'absous de mes péchés.
Ou plutôt je te remercie:
Tu m'as ouvert un coin des cieux.
Sache-le bien: la Poésie
Est ce qui console le mieux.
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STROPHES
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