————————————
CADIX
Blanche, verte et rosée,
Ignorante des maux,
Cadix, perle irisée
Dans le reflet des eaux,
Par la chaleur lassée
Préfère aux durs travaux
Du corps, de la pensée,
Les courses de taureaux.
La baie immense creuse
Sa coupe radieuse
Pleine d'azur subtil;
Cadix, joie et délice,
De l'énorme calice
Est l'éclatant pistil.
————————————
LE FOUJI-YAMA
La solitude sied à l'âme endolorie
Lasse de tout plaisir et veuve du bonheur
Qui n'a plus rien à craindre et se sent aguerrie
Contre l'âpre destin par l'excès du malheur.
Vous qui souffrez et qui pleurez, n'ayez pas peur
D'être seuls; de vos maux il se peut que l'on rie
Si vous vous asseyez près du joyeux viveur,
Et la foule banale est aux lieux où l'on prie.