Un sourire est dans sa queue:
Le grand poète l'a dit.
Si quelque intrus en médit,
On l'évite d'une lieue.

À son chien se confiant
Chacun pousse le courage
Jusqu'à braver de la rage
Le péril terrifiant.

Devant Azor qu'on admire
Le genre humain disparaît.
Pour plus d'une, que serait
Un amant, près de Zémire!

Ce fantoche intelligent
Grâce aux erreurs que je blâme
(Peut-être en les partageant)
Prend le meilleur de notre âme.

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À M. GABRIEL FAURÉ

Ah! tu veux échapper à mes vers, misérable!
Tu crois les éviter.
Ils sont comme la pluie: il n'est ni Dieu ni Diable
Qui les puisse arrêter.

Ils iront te trouver, franchissant les provinces
Et les départements,
Ainsi que l'hirondelle avec ses ailes minces
Bravant les éléments.

Si tu fermes ta porte, alors par la fenêtre
Ils te viendront encor,
Étincelants, cruels, comme de la Pharètre
Sortent des flèches d'or;

Et tu seras criblé de rimes acérées
Pénétrant jusqu'au cœur;
Et tu pousseras des clameurs désespérées
Sans calmer leur fureur.