— Oh oh ! fit l’orfèvre.

— Que les démons préposés à la garde d’un trésor peuvent rouer de coups les gens qui le cherchent…

— Diantre !

— … lorsque ceux-ci omettent une seule des cérémonies magiques.

— Ohimé ! Vous ne m’aviez pas dit cela ! s’écria l’orfèvre parlant à Maugiri.

Je compris que j’avais été trop loin.

— En procédant avec prudence, repris-je, on peut éviter les inconvénients auxquels le dos du seigneur orfèvre ne paraît pas d’humeur à s’exposer. Mais voici l’heure du déjeuner. Nous arrêterons-nous dans cette auberge, d’où il sort une appétissante odeur de victuailles ? Il importe que nous suivions un régime très régulier, copieux et substantiel, et que nous ne buvions que du vin d’Asti dans des verres d’une pinte.

— Est-ce obligatoire ? demanda l’orfèvre.

— Obligatoire, c’est beaucoup dire. Cela est simplement indiqué. Quand on veut réussir, il ne faut rien négliger.

— C’est bien parlé, dit le marquis, et mon appétit est de l’avis de votre cabale.