— Je tacherai de comprendre et d’obéir.

— C’est bien.

— Qu’avez-vous à m’ordonner aujourd’hui ?

— Écoutez ! lui dis-je en tendant le bras vers la fenêtre.

— Quoi donc ?

— Ce bruit au dehors.

L’orage s’était apaisé ; on n’entendait plus que la pluie battant les volets. Mais sur cette base monotone, des cris, des appels retentirent ; la porte de la maison fut heurtée avec rudesse ; le cliquetis de ferraille d’une escorte mettant pied à terre annonçait que quelque grand personnage approchait de l’hôtellerie. En effet, le roulement d’un carrosse se fit entendre et s’arrêta devant la porte.

— Maintenant, regardez ! repris-je.

Des gardes, des postillons firent irruption dans la salle, sans paraître nous apercevoir ; et, précédé par l’hôte, un homme entra, vêtu en cavalier, le tricorne sur l’oreille, l’œil fier et l’air dédaigneux. Il ne fit que traverser et monta vers les appartements supérieurs, suivi de ses valets.

— Voilà l’homme qui vous ramènera en France, dis-je à Jeanne de Valois.