— La plaisante bonne fortune, en vérité ! C’est une assez piètre aventure d’amour qu’un rendez-vous où l’amoureuse ne vient pas.

Mais Mme de Ruremonde, d’un geste, leur imposa silence.

— Vous avez été heureux, certes, vous qui avez baisé entre des dents de neige la fleur des enfantines amours, et vous qui avez embrassé votre superbe chimère ; mais il a été plus heureux encore, celui qui, ayant, pendant une heure, éperdument aimé, n’a pas connu cette irrémédiable tristesse : la réalisation de son rêve.

Et ce fut au troisième conteur que Mme de Ruremonde, entre deux valses, accorda la rare et chère gloire de baiser, en présence des deux amants vaincus, l’ongle rose et cruel de son petit doigt déganté.

TABLE DES MATIÈRES

Pages.
Le Crime du vieux Blas[5]
I. Le vieux Blas et le petit Blas[5]
II. Le pont de fer et de bois[22]
III. Histoire du petit garçon qui n’avait pas d’oreilles et du chien noir qui fumait sa pipe[31]
IV. Après le devoir accompli[57]
V. Le vieux Blas manque de courage[61]
VI. Méchanceté des gens[70]
VII. Cruauté des choses[82]
VIII. Fin de l’histoire du petit garçon qui n’avait pas d’oreilles et du chien noir qui fumait sa pipe[88]
Le bonnet de la Mariée[97]
Les trois bonnes Fortunes[115]

ACHEVÉ D’IMPRIMER
Le 6 juin 1882,
PAR A. LEFÈVRE, A BRUXELLES

POUR
Henry KISTEMAECKERS, Éditeur
à Bruxelles.

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