Par suite de troubles politiques, la construction de la mosquée était restée inachevée. Tarhan Hadidjé, sultane mère du sultan Mehmed IV, et qui était la rivale de Keusem sultane, ordonna de reprendre les travaux qui furent terminés en l’an 1074 de l’Hégire.
La mosquée est précédée comme les autres d’un parvis à trois portes monumentales, surmontées chacune d’un fronton, sous lequel on lit une inscription arabe sacrée concernant la prière.
L’ensemble de la porte forme un cadre rectangulaire renfermant une arcade en ogive. La porte en plein cintre surbaissé et formée par des linteaux en marbre blanc et rouge se trouve enclavée sous cette ogive.
Les murs élevés du parvis sont ajourés de fenêtres rectangulaires munies de lourdes grilles à dessins carrés. Au-dessus de chaque fenêtre se trouve une rangée de niches en ogive.
Au milieu de la cour on voit le chadrivan. D’autres galeries à deux étages se trouvent appliquées aux côtés latéraux de la mosquée. Sous ces galeries, le long des murs, il y a des fontaines pour les ablutions.
Pl. 42.
Du côté de la mer, près d’une sorte de tunnel passant sous les appartements privés des Sultans, on peut admirer la magnifique porte réservée aux souverains et qui sert seulement à conduire à la tribune impériale. Cette porte, une des plus belles œuvres de l’art ottoman, est en marbre sculpté et ajouré d’ornementations géométriques. Les portes du perron et de la galerie portent la lettre «vave» deux fois répétée et entrelacée. Cette lettre est le symbole du mot de هو un des noms mystiques de Dieu. A l’extérieur, quatre énormes contreforts ingénieusement dissimulés supportent l’immense coupole.
La grande coupole de Yeni Djami.