«D’après les topographes modernes, dit le Dr Mordtmann, la petite porte dorée aurait été ouverte après la conquête ottomane. Mais l’insertion de l’arc construit en briques, au niveau des briques des murs anthémiens, est un témoignage irrécusable de son origine byzantine.

De plus, au-dessous de la voûte se trouve l’aigle byzantine en marbre, emblème que les Turcs n’auraient certainement pas fait figurer là, mais qu’ils ont laissé subsister, de même qu’ils ont respecté les images dans les églises converties en mosquées.»

2o Porta Pentapyrgii (Porte des Cinq-Tours), (Yedi Koulé Kapoussou):

Cette porte était la porte civile du château du Pentapyrgion; elle fut appelée plus tard Heptapyrgion (Sept-Tours), après qu’un des Cantacuzène eut ajouté deux autres tours en 1350. Le château des Sept-Tours répond à peu près au style de l’époque byzantine; il était connu alors sous le nom de Cyclobion. La forme actuelle remonte à l’époque du Sultan conquérant.

Au-dessus de la porte, à l’intérieur, on aperçoit une aigle byzantine sculptée sur une plaque et enclavée dans le mur.

3o Porta Pegana (porte de Pigi), (Silivri Kapoussou):

Sur la façade Est de la tour méridionale anthémienne de cette porte, on voit l’inscription suivante:

«Cette porte de la fontaine vivifiante, protégée par Dieu, fut réparée avec le concours et aux frais de Manuel Bryenne Leontaris, le loyal serviteur de l’empire des très pieux empereurs, Jean et Marie Paléologue, au mois de mai 6946 = 1438.»

4o Porta Melandisia (Mevlevi Hané Kapoussou):

Les nombreuses inscriptions qui la garnissent l’identifient avec l’ancienne porte de Rhegium; on l’a aussi nommée porte de la Faction Rouge ou Porta Roussii. A l’intérieur de la porte, on voit quelques inscriptions, desquelles le nom de la faction a été enlevé au moyen du ciseau.