Construite d’abord par Constantin le Grand au IVe siècle, elle fut la proie des flammes en même temps que Sainte-Sophie pendant la sédition Nika. Rebâtie par Justinien, puis détruite au VIIIe siècle par un tremblement de terre, elle fut restaurée par Léon l’Isaurien. Elle est construite sur un rectangle terminé par une abside dont le centre est surmonté d’une coupole qui repose sur un haut tambour percé de vingt fenêtres. L’église a trois nefs: la nef centrale est soutenue par des points d’appui qui sont unis et recouverts par de grands arcs en plein cintre. Chacun de ces arcs est orné de trois rangées de fenêtres. Un gynécée est disposé à l’intérieur; la voûte de l’abside est revêtue de mosaïques; les colonnes et les corniches sont en marbre blanc.
Parmi les armes antiques que renferme ce musée[42], il faut citer l’épée du sultan Mehmed II le conquérant, celle de Skender bey, le héros albanais, un brassard de Tamerlan, des casques, les clefs des villes conquises, les marmites des Janissaires, des lances, des arcs, de vieux canons datant des Croisés et une partie de la chaîne historique qui servait aux Byzantins pour barrer la Corne d’Or.
[42] L’entrée de ce Musée n’est accordée que sur autorisation spéciale.
A l’intérieur de l’église on voit plusieurs tombeaux byzantins en marbre; ce sont les tombeaux des empereurs provenant de l’église des Saints-Apôtres.
Pl. 20.
Palais de l’Hebdomon.—Façade.
ÉGLISE DES GRANDS MARTYRS SERGE ET BACCHUS
Cette église, transformée en mosquée par Hussein aga à l’époque de Bayazid et appelée Kutchuk aya Sophia, c’est-à-dire petite Sainte-Sophie, fut bâtie, d’après l’inscription grecque finement sculptée sur la frise, par Théodora, femme de Justinien, près du palais d’Hormisdas. Elle a été appelée petite Sainte-Sophie à cause des similitudes que présente son plan avec celui de la grande basilique de Sainte-Sophie.