Le premier étage consistait en une grande salle rectangulaire dont il est assez difficile aujourd’hui de reconstituer exactement les divisions intérieures. Des six fenêtres cintrées qui éclairent cet étage, quatre correspondent aux arcades de l’étage inférieur. Au second étage, se trouve une grande salle semblable, éclairée sur toutes ses faces par des fenêtres cintrées.

A l’est, au-dessous des trois fenêtres en plein cintre, un balcon supporté par deux arceaux formait saillie.

Le palais continuait le long des murs vers le nord. Il était précédé d’une cour formant atrium, orné de propylées soutenus par dix grandes colonnes. Le toit reposait sur une corniche en marbre sculpté.

Outre le grand palais sacré, le palais des Blaquernes et ceux sur lesquels nous venons de donner quelques détails, on peut citer une série de palais appartenant aux différents siècles, tels que le palais de l’impératrice Sophie, le palais d’Eleuthère, le palais Valentinien, le palais de Bonus, le palais de Jucundiana, le palais de Justinien, le palais de Kalaman, le palais de Pighi, le Philopation, le palais Placidien, Saint-Mamas, le palais d’Arcadius, le palais de Toxaros, etc.

Le palais de l’impératrice Sophie qui se trouvait près du port Sophien fut remplacé par le palais d’Esma Sultane. Le palais de Valentinien a été construit par l’empereur Valentinien pour ses filles. L’emplacement de ce palais est aujourd’hui occupé par les bâtiments de Mechichat (Cheïhuslamat). Le palais de Bonus, construit par Romain II Lécapène, se trouvait sur la colline où est située actuellement la mosquée de Sultan Selim. L’Empereur venait y passer la nuit pour assister le lendemain à la messe des Saints Apôtres. Le palais Kalaman se trouvait dans le quartier des Génois.

HIPPODROME

L’hippodrome, où se déroulèrent tant d’événements historiques, où 30.000 hommes périrent pendant la révolte de Nika, occupait la grande place appelée aujourd’hui At Meïdan, c’est-à-dire place aux chevaux. Il s’étendait en outre sur une partie de l’emplacement de la mosquée d’Ahmed, et sur le terrain où s’élèvent actuellement l’école des Arts et Métiers et les nouveaux bâtiments du ministère des Mines et Forêts. Son axe est indiqué par l’obélisque, la colonne serpentine et la colonne murée qui existent encore.

L’hippodrome a été construit d’abord par Septime-Sévère, sur le modèle du Circus Maximus de Rome. Constantin y ajouta les degrés, la sphendonè et les tribunes, et orna les portiques de statues. Cet édifice fut modifié plusieurs fois au cours des siècles.

L’hippodrome qui avait 370 mètres de long sur 180 de large pouvait contenir 100.000 personnes[51]. Outre les petites portes, qui conduisaient aux gradins, quatre portes monumentales s’ouvraient aux extrémités des côtés latéraux.

[51] Selon Gylles la longueur de l’hippodrome était de deux stades (370 mètres).