Pour mon drapeau, je viens ici mourir.»

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A quelques jours de là, passant sur la colline,

A l'heure où le soleil à l'horizon s'incline,

Des paysans trouvaient un cadavre glacé

Couvert d'un drapeau blanc. Dans sa dernière étreinte,

Il pressait sur son cœur cette relique sainte

Qui nous redit encor la gloire du passé.

Comment ne pas citer une autre pièce du même poète, intitulée: le Vieux Soldat canadien, et qu'il composa lors de l'arrivée à Québec, en 1855, du premier navire de guerre français qui eût visité le Saint-Laurent depuis la cession à l'Angleterre? Là encore, il nous présente un vieux soldat, un des compagnons survivants du porte-drapeau de Carillon peut-être. Depuis bien longtemps, il voit flotter sur les murs de Québec l'étendard britannique, mais il n'a pas perdu l'espoir, il attend toujours le retour des Français.