«Ayant vu une fois le mariage de près, je fus pris de vives terreurs & je reculai, mettant mes angoisses sur le compte de la maîtresse & du chat qu'il fallait quitter encore.

«Le chat fut enlevé de nouveau & ne reparut plus. C'était comme un avertissement de la Providence d'avoir à rompre des liens pesants.

«Cependant je suis hésitant plus que jamais. Ferais-je le bonheur de cette jeune fille?

«Ce mariage me remplit de terreur!

«Il est présumable que j'élèverai un troisième chat.»


[CHAPITRE XI.]

LES PEINTRES DE CHATS.

Animal grave, d'une pureté de lignes monumentale cachée sous un pelage ondoyant, le chat joue un rôle important dans les musées égyptiens, soit qu'accroupi il se profile à la manière des sphinx, soit que son masque s'ajuste au corps d'un dieu, soit qu'il ait été soudé à des instruments de musique affectant eux-mêmes des courbes hiératiques, soit qu'entouré de bandelettes il évoque de vagues & étranges contours.

La représentation du chat par les Égyptiens offre un caractère tantôt sacré, tantôt domestique, & puisque la clef depuis longtemps forgée par d'habiles égyptologues n'ouvre pas encore tous les arcanes des mystères propres au pays des Pharaons, j'insisterai particulièrement sur ce double caractère.