Le matin, loin du bruit, quel bonheur d'y poursuivre

Mon doux penser d'hier qui, de mes doigts tressé,

Tiendrait mon lendemain à la veille enlacé!

Là, mille fleurs sans nom, délices de l'abeille;

Là, des prés tout remplis de fraise et de groseille;

Des bouquets de cerise aux bras des cerisiers;

Des gazons pour tapis, pour buissons des rosiers;

Des châtaigniers en rond sous le coteau des aulnes;

Les sentiers du coteau mêlant leurs sables jaunes

Au vert doux et touffu des endroits non frayés,