C'est à toi de régler ma fougue impétueuse,
De contenir mes bonds sous une bride heureuse,
Et de voir sans péril, asservi sous ta loi,
Mon génie, encor vert, galoper devant toi.
Non, non, tu n'iras point, craintif et trop rigide,
Imposer à ma muse une marche timide.
Tu veux que ton ami, grand, mais sans se hausser,
Sachant marcher son pas, sache aussi s'élancer.
Loin de nous le mesquin, l'étroit et le servile!
Ainsi, comme à Collin, tu pourras m'être utile.