La majesté d'un Dieu parmi nous descendue;
Les pleurs, les voeux, l'encens, qui montent vers l'autel,
Et de jeunes beautés, qui, sous l'oeil maternel,
Adoucissent encor par leur voix innocente
De la religion la pompe attendrissante;
Cet orgue qui se tait, ce silence pieux,
L'invisible union de la terre et des cieux,
Tout enflamme, agrandit, émeut l'homme sensible;
Il croit avoir franchi ce monde inaccessible,
Où, sur des harpes d'or, l'immortel séraphin