Note 147:[ (retour) ] Il est évident que la famille de Benjamin Constant s'était fort alarmée de ce séjour à Colombier et y avait vu plus de mystère qu'il n'y en avait peut-être au fond; on le croyait dans une île de Calypso, et on en voulait tirer au plus vile ce Télémaque, déjà bien endommagé d'ailleurs.
Note 148:[ (retour) ] Le ministre Chaillet, rédacteur du Journal littéraire de Neuchâtel, homme d'esprit, un peu trop admirateur de Rétif, ce qui ne l'a pas empêché de laisser cinq volumes d'édifiants sermons.
«Que fait mistriss? Est-ce que je l'aime encore? Vous savez que ce n'est que pour vous, en vous, par vous et à cause de vous que je l'aime. Je lui sais gré d'avoir su vous faire passer quelques moments agréables, je l'aime d'être une ressource pour vous à Colombier; mais si elle est saucy avec vous;
Then she may go a packing to England again.
Adieu tout mon intérêt alors, car ce n'est pas de l'amitié; vous m'avez appris à apprécier les mots.
«Je lis en route un roman que j'avais déjà lu et dont je vous avais parlé: il est de l'auteur de Wilhelmina Ahrand[149]. Il me fait le plus grand plaisir, et je me dépite de temps en temps de ne pas le lire avec vous.
Note 149:[ (retour) ] Il s'agit sans doute du roman de Herman und Ulrica.
«Adieu, vous qui êtes meilleure que vous ne croyez (j'embrasserais Mme de Montrond sur les deux joues pour cette expression). Je vous écrirai de Durbach après-demain, ou de Manheim dimanche.
«H. B.
«... Dites, je vous prie, mille choses à M. de Charrière. Je crains toujours de le fatiguer, en le remerciant. Sa manière d'obliger est si unie et si immaniérée, qu'on croit toujours qu'il est tout simple d'abuser de ses bontés.»