Et respirer, comme une fleur flétrie,

Le doux relent de mon amour défunt.

Je veux dormir! dormir plutôt que vivre!

Dans un sommeil aussi doux que la mort,

J'étalerai mes baisers sans remord

Sur ton beau corps poli comme le cuivre.

Pour engloutir mes sanglots apaisés

Rien ne me vaut l'abîme de ta couche;

L'oubli puissant habite sur ta bouche,

Et le Léthé coule dans tes baisers.