«P.-S.—Nous espérons, monsieur, que vous voudrez bien, dans l'intérêt du jeune auteur des Demi-Teintes en particulier et de la littérature académique en général, donner connaissance de ce fragment aux nombreux abonnés de votre spirituelle feuille.
«Agréez, etc., etc.
«ANTONIUS PINGOUIN,
«Attaché aux dépouillements et embaumements.» (Jardin du Roi. Section des Volatiles.)
Retrouvé par la Petite Revue (24 juin 1865), il fut par elle attribué à Charles Baudelaire, et les bibliographes baudelairiens ont généralement admis pour exacte cette attribution. Cependant, M. Auguste Vitu en a contesté le bien-fondé dans une lettre citée par M. Jacques Crépet op. cit., p. 304. Selon lui, cette parodie serait de Théodore de Banville. (Note du collecteur des Œuvres posthumes, Mercure de France, MCMV.)
[20]Charles Baudelaire, par MM. A. de la Fizelière et Georges Decaux (Paris, à la librairie de l'Académie des Bibliophiles, 1868); «Sapho, tragédie attribuée à Arsène Houssaye pour Rachel. Mystification littéraire, organisée par Aug. Vitu. Un fait-théâtre de l'Époque lance la nouvelle. L'Entr'acte la reproduit, et le Corsaire-Satan du 25 novembre 1845 donne un fragment de cette tragédie composée en commun par Baudelaire, Banville, P. Dupont et Vitu.»
Pour compléter cette note de MM. de la Fizelière et Decaux, ajoutons que le Corsaire-Satan, plusieurs mois après en avoir publié un fragment, continuait à entretenir ses lecteurs de cette fameuse tragédie. C'est ainsi que nous y lisons, en date du 17 janvier 1846: «Lundi prochain, M. Arsène Houssaye lira sa tragédie de Sapho au comité de lecture du second théâtre français. M. Bocage est, dit-on, enchanté de cet ouvrage, et se réserve le rôle de Phaon.»
Et encore: «Plusieurs parties de la tragédie de Sapho sont exécutées selon les lois de l'épopée panthéiste. C'est ainsi que le Saut de Leucate est personnifié et prend une certaine part à l'action. On cite avec éloge un dialogue entre le Saut et la célèbre Lesbienne.» (Note du collecteur des Œuvres posthumes, Mercure de France, MCMV.)
[21]Chanson insérée dans la Closerie des Lilas, de Privât d'Anglemont (Paris, in-32, 1848), avec la variante erronée au troisième vers de la deuxième strophe: que je lui plaise. Le texte authentique se trouve dans le Nouveau Parnasse satyrique du XIXe siècle, Bruxelles, 1846, t. I, p. 239, avec l'indication du plagiat de Privât d'Anglemont et l'indication qu'il s'agit d'Élise Sergent, dite Pomaré.
[22]A la fin des Petits Poèmes en prose.