[12]Cette pièce, restée à l'état d'ébauche, devait faire partie de la 2e édition des Fleurs. (V. Lettres, juillet ou août 1860.) L'idée première en a été reprise dans le sonnet Épilogue qui termine les Petits Poèmes en prose (Œuvres complètes, t. IV.)—Cf. Lettres, lettre à Poulet-Malassis, juillet ou août 1860.

(Note du collecteur des Œuvres posthumes, Mercure de France, MCMXV. Le sonnet Épilogue est en réalité une tierce-rime.)


[PIÈCES AJOUTÉES
DANS LA SECONDE ÉDITION (1861)]

[L'ALBATROS]

Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un aiguise son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime en boitant l'infirme qui volait!
Le poète est semblable au prince des nuées,
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


[LE MASQUE]

STATUE ALLÉGORIQUE DANS LE GOUT DE LA RENAISSANCE

A Ernest Christophe, statuaire.