L'instinct qui porte tout homme qui tombe à chercher un point d'appui, lui fit jeter les mains en avant. Une de ses mains rencontra un objet velu qu'il prit pour une branche moussue. Il tomba, entraînant avec lui ce à quoi il se retenait et, en quelques secondes, il fut arrivé au bas de la coulée.
Un épouvantable grognement retentit aussitôt, et notre ami François se trouva face à face avec... un ours de la plus belle taille.
Or, son fusil n'était chargé qu'à balle et la balle glisse sur la peau de l'ours, comme une pierre sur la glace! Il se trouvait en pleine forêt, seul avec cet animal féroce...
Ma foi! je crois qu'il eut peur.
Heureusement l'ours eut plus peur que lui. Il fit un bond de côté et s'enfonça sous le bois, en courant aussi vite que lui permettaient les obstacles semés sur sa route.
V
Guigonnet me raconta bien d'autres histoires, un jour que je lui avais offert une bouteille de bon Saint-Julien, au café G... Mais s'il fallait tout dire, je serais bien embarrassé, et peut-être mes jeunes lecteurs me traiteraient-ils de..... blagueur!!!
Cet âge est sans pitié.....
Je préfère m'en tenir à l'esquisse ci-dessus.