Quant aux affections accidentelles qui surviennent chez le vieillard, et qui compromettent son reste de vie, elles sont peu nombreuses, et font, néanmoins, beaucoup de victimes. La plus importante de toutes est la pneumonie. C'est, très souvent, une pneumonie d'origine grippale: aussi ne saurait-on trop soigner la grippe dès son début, chez le vieillard plus encore que chez l'adulte. La pneumonie est insidieuse chez le vieillard. Elle ne se traduit que par un malaise général, avec très peu de phénomènes pulmonaires, mais elle s'accompagne toujours de fièvre. Si donc les familles savaient se servir du thermomètre, on aurait des chances de porter secours aux malades en temps utile; et alors une injection de cacodylate de gaïacol, quelques cachets de quinine, une certaine dose de cognac ou de vin très généreux, parviendraient, dans bon nombre de cas, à le sauver; tandis qu'en général, quand on appelle le médecin, il est trop tard, le médecin ne peut plus faire que le diagnostic, et prévenir la famille de la gravité de la situation.
Les petites hémorragies cérébrales viennent souvent compromettre la survie du vieillard. Ordinairement, il échappe à la première atteinte, mais il en sort tellement amoindri, physiquement et intellectuellement, qu'on peut dire qu'il a cessé de vivre avant de mourir. Grâce aux soins dont il est entouré, à partir de ce moment, il se survit à lui-même pendant quelquefois plusieurs années, jusqu'à ce qu'il se décide à mourir après une deuxième ou troisième attaque.
Quand aucune des causes graves ci-dessus mentionnées ne s'observe, le petit rentier qu'est le vieillard continue à vivoter plus ou moins longtemps, jusqu'au jour où, tout son capital et tous ses revenus étant épuisés, il cesse de vivre, tout simplement parce qu'il n'a plus la force de vivre. Il s'éteint alors et se repose comme le travailleur qui a fini sa tâche. C'est ce que traduit d'une façon, très profondément philosophique, l'expression courante de «défunt», la traduction littérale du mot latin defunctus étant: «Celui qui s'est acquitté.» Les privilégiés sortent de la vie comme d'un banquet, en remerciant leur hôte. Heureux s'ils peuvent léguer à une nombreuse postérité «l'exemple de leur vie!»
FIN
INDEX ALPHABÉTIQUE
Albuminurie:—permanente;—son régime. Alcool. Alimentation: de l'enfant né avant terme;—du premier âge;—Gouttes de lait;—chez le petit enfant;—chez l'enfant du deuxième âge;—défectueuse; excessive;—ration d'entretien;—observation d'une malade guérie par le régime restreint;—insuffisante en quantité;—à la sonde;—observation d'une malade fébricitante guérie par l'alimentation forcée;—insuffisante en qualité;—chez le vieillard.
Aliments adultérés par les procédés chimiques; physiques.
Auto-intoxication, (Hypothèse de l').
Avarie.
Bains: chauds dans les pneumonies;—prolongés;—de briques;—de vapeur;—électriques;—de mer.