François de La Noue, dit Bras de fer, ne fut pas seulement un des grands hommes de guerre du XVIe siècle; ses écrits le recommandent encore au souvenir de la postérité. On peut extraire d'admirables pages des Discours politiques et militaires qu'il composa pendant sa dure captivité à Limbourg. Il s'y rencontre surtout des jugements sur les guerres civiles que les meilleurs moralistes pourraient avouer. (Page [68].)
[VIII.]
Henri de Valois, roi de Pologne, trouva, sur la terre étrangère, de fréquentes et douloureuses allusions à la Saint-Barthélemy.
«Le déplaisir qu'il en eut, dit Pierre Mathieu, se rencontrait si souvent en son âme qu'il en perdit le dormir et, deux jours après son arrivée à Cracovie, ayant l'esprit fort travaillé de ces inquiétudes, il envoya quérir par un valet de chambre, sur les trois heures après minuit, Miron, son premier médecin, qui logeait dans le château, auprès de sa chambre, et qui l'entretenait souvent la nuit, par la lecture ou le discours, comme les princes d'Europe ont de coutume...
«Le roi, voyant entrer Miron en sa chambre, lui parla en la sorte que je rapporte ici ses paroles, car il voulut qu'elles fussent écrites fidèlement par lui, et les ai trouvées si judicieuses et importantes, que encore que je n'aie pas accoutumé d'enfler les volumes de cette Histoire des labeurs d'autrui, j'ai cru qu'il les fallait représenter en leur propre et naturelle forme.»
Mathieu donne ensuite le récit du roi de Pologne à Miron. (Page [81].)
[IX.]
La «déposition du roi de Navarre dans le procès criminel contre le sieur de La Mole, le comte de Coconas et autres» a été reproduite et annotée par Berger de Xivrey dans son recueil des Lettres missives de Henri IV. (Page [86].)
[X.]
Si d'Aubigné était réellement l'homme qu'il a voulu peindre dans ses Mémoires, ce serait un personnage des plus antipathiques et un honnête homme douteux.