De l’Ouad el Ạbid à Talmest, un jour. Talmest est sur les terres des Berâber. Entre l’Ouad el Ạbid et les Berâber se trouve le territoire des Aït Messaṭ. C’est là qu’on a marché durant la plus grande partie de la journée : le chemin y traverse le groupe de qçars d’Aït Issoumour.
De Talmest à Tarḥamt, un jour. Tarḥamt est un endroit désert où les caravanes ont l’habitude de faire halte pour passer la nuit.
De Tarḥamt à l’Oussikis, un jour. De Talmest à l’Oussikis on n’a cessé de marcher sur le territoire des Berâber. L’Ouad Dâdes, auquel on arrive dans l’Oussikis, est la première rivière qu’on rencontre depuis l’Ouad el Ạbid : entre ces deux cours d’eau ce ne sont que montagnes : point de neige sur le chemin en été ; à dater du mois de novembre, il y en a fréquemment.
DU TODRA AUX AIT ATAB ET A DEMNAT. — Du Todṛa à l’Oussikis, une journée de marche. On passe au départ sur la rive droite de l’Ouad Todṛa ; puis on entre dans la montagne, où l’on reste jusqu’à l’Oussikis sans rencontrer de toute la route ni qçar ni cours d’eau. Dans ce long désert on ne trouve que des tentes des Aït b ou Iknifen ; encore n’y sont-elles qu’en été : en hiver elles se transportent sur le Saṛro.
De l’Oussikis trois chemins conduisent à la plaine d’Izouṛar, plateau désert :
- Ṭriq Aqqa (à l’est).
- Ṭriq Izilal (au centre).
- Ṭriq Tafrout (à l’ouest).
Dans la plaine d’Izouṛar campent en été des Aït ou Allal et des Aït Bou Daoud. De cette plaine on passe à la vallée de l’Ouad b Ougemmez : un seul chemin y conduit : on franchit au Tizi Izouṛar une crête qui marque l’extrémité du plateau, et de là on descend directement dans la vallée de l’Ouad b Ougemmez : on l’atteint à Zaouïa Aït Ouaham. De l’Oussikis à Aït Ouaham, un piéton isolé met une forte demi-journée. Pour les caravanes il faut une journée.
D’Aït Ouaham partent deux routes, l’une vers les Aït Ạtab, l’autre vers Demnât.
La première monte sur le flanc droit de l’Ouad b Ougemmez, en face même de la zaouïa, puis franchit un col, le Tizi n Tiṛrist. C’est un passage difficile. De là on entre dans la vaste plaine d’Iferṛes. Elle est occupée par les tentes des Aït Moḥammed (fraction des Aït Messaṭ). On descend ensuite dans la vallée de l’Ouad el Ạbid. Un piéton isolé ne met qu’une journée pour aller d’Aït Ouaham à Ḥad Aït Ạtab.
Si l’on prend la seconde voie, celle de Demnât, on descend l’Ouad b Ougemmez jusqu’à Agerd n Ouzrou, puis l’Ouad el Ạrous jusqu’à son confluent avec la Teççaout Fouqia. On remonte ensuite la Teççaout pendant 4 heures environ ; puis on passe sur sa rive gauche, on franchit le Djebel Tamatout (montée très difficile), et de là on se rend à Demnât. Il y a deux petites journées d’Aït Ouaham à Demnât. On passe la nuit dans le haut de la tribu des Aït b Ououlli, sur les rives de la Teççaout.