Targanada (à 1/2 jour de l’Imasin, à 1 j. 1/2 du Telouet, à 1 j. de Tourza Aït Sekri, à 1 j. de l’Ouarzazât).
Igli Aït Zarar (à 1 jour de l’Imasin, à 1 j. de Tourza Aït Sekri, à 1 j. de l’Ouarzazât).
Timicha (à 1 jour de l’Imasin, à 1 j. de Tourza Aït Sekri, à 1 j. de l’Ouarzazât ; du district de Timicha à celui d’Igli Aït Zarar, même distance que d’Ourika à Ouriz ; une rivière passe entre eux : l’Igli est sur la rive droite, le Timicha sur la gauche).
Tindout (sur la même rivière que le Timicha, mais plus bas : du Tindout au Timicha comme de Tesaouant à Ourika).
Les diverses fractions des Imeṛrân se gouvernent d’une manière identique : elles s’unissent par groupes plus ou moins nombreux, et chacun d’eux élit un chikh el ạam.
Il existe chez les Imeṛrân quatre mellaḥs : dans le Targanada, l’Igli Aït Zarar, le Timicha et le Tindout.
HASKOURA. — Les Haskoura sont une nombreuse tribu comprenant plus de 200 qçars.
VII. — Itinéraires.
1o DE L’IMASIN A TOURZA AIT SEKRI. — Pour aller de l’Imasin aux qçars de Tourza Aït Sekri, sur le haut Ouad Imgoun, on quitte l’Ouad Dâdes dès le départ et on gagne d’abord l’Ouad el Melḥ : ce dernier est une rivière qui prend sa source dans le désert de Timasinin, puis qui descend vers l’Imasin ; avant d’y parvenir et d’atteindre l’Ouad Dâdes, elle déverse ses eaux dans une dépression nommée Issin Imaṛiren : il se forme là un vaste marais qui n’a pas d’écoulement et ne communique point avec l’Ouad Dâdes. Lorsque ce marais se dessèche, on ramasse beaucoup de sel dans son lit. On remonte ensuite l’Ouad el Melḥ jusqu’au Khela Timasinin ; on traverse ce désert : à son extrémité se trouvent la vallée de l’Ouad Imgoun et les qçars de Tourza Aït Sekri. — Il y a une journée et demie de chemin entre l’Imasin et Tourza Aït Sekri ; la nuit se passe dans le désert, dans la plaine d’Azbed.
2o COLS DANS LE GRAND ATLAS. — Le Grand Atlas, quoique très élevé et presque toujours couvert de neige entre l’Ouad Dâdes et le bassin de l’Oumm er Rebiạ, est percé de plusieurs cols praticables toute l’année ; quand les neiges couvrent l’un d’eux d’une couche trop épaisse, on attend huit, dix, quinze jours au village le plus rapproché, ou bien on essaie de passer par un autre : en aucune saison les relations ne sont interrompues entre les deux versants de la chaîne. Les quatre principaux cols sont, en allant de l’est à l’ouest :