Chaba. . . . . . . . — Il a son confluent sous Tafroust ; il ne traverse que le désert. On appelle Tazenakht l’endroit où il se jette dans le fleuve.
Ouad el Miet. — Il a son confluent sous Bou Zergan : c’est une rivière longue ; elle ne traverse que le désert.
Ouad el Farer. — Il a son confluent entre Zegoura et Zaouïa el Ftaḥ. Il prend sa source à Foum Tenia Tafilelt. Il ne traverse que le désert.
La plupart des rivières que nous venons d’énumérer sont presque toujours à sec.
3o. — BASSIN INFÉRIEUR DU DRA.
L’Ouad Dra, des derniers palmiers d’El Mḥamid à l’Océan, coule dans le désert. Sur sa rive droite, c’est une plaine ondulée s’étendant jusqu’au Bani, plaine rayée par endroit de collines basses, et partout telle que nous l’avons vue au sud de Tintazart. Sur la rive gauche, on trouve, après avoir gravi un talus, une plaine semblable à celle de droite : sol ondulé, avec de petits cours d’eau, et de la végétation au printemps. On appelle ces deux plaines les Feïja. La dernière a, en moyenne, une journée de marche en profondeur ; un nouveau talus, visible de Tatta, la borne au sud. Si l’on monte sur ce talus, on trouve le ḥamada, vaste plateau où rien ne borne plus l’horizon : sol plat, dur et pierreux, sans eau ni végétation. Le ḥamada s’étend au loin vers le sud : c’est le commencement du grand désert.
Si les bords du fleuve ne sont pas habités, les trois déserts qui l’entourent servent de terrains de parcours à diverses tribus nomades ; ce sont :
Les Tajakant, tribu religieuse, dont tous les membres sont marabouts. Elle est établie dans le ḥamada, au sud des Ida ou Blal et des Aït ou Mrîbeṭ ; elle a des tentes, et un qçar, Tindouf.
Les Arib, tribu nomade possédant un qçar, Zạïr, et des tentes : leurs campements s’étendent parfois fort loin, dans le ḥamada à l’est des Tajakant, dans la Feïja méridionale en face des Berâber, et dans le désert compris entre le sud du Tafilelt et le sud du Dra : d’ordinaire ils sont massés au sud du Debạïa. Cette tribu, jadis considérable, est déchue aujourd’hui de son antique puissance. Les Ạrib se disent Arabes : ils sont blancs de peau et ne parlent que l’arabe.
Les Berâber, ou du moins certaines parcelles d’entre eux, surtout des portions des Aït Ạlouan (les Aït Ạlouan font partie des Aït Atta) ; ils campent dans la Feïja septentrionale, en face de la région occupée par les Ạrib ; ils ont pour limites : au nord le Bani, à l’est et au sud l’Ouad Dra, à l’ouest les Ida ou Blal.