| Smira | rive gauche | 70 | fusils. | ||
| Oulad Ḥammou | rive gauche | ||||
| Oulad Ḥamida | rive gauche | ||||
| Oulad Djemạ | rive gauche | ||||
| El Mḥaroug | rive gauche | 20 | fusils. | ||
| Oulad Bou Qdir | rive gauche | ||||
| El Ṛouanem | rive gauche | ||||
| Amzou | rive gauche | 50 | fusils. | ||
| El Mḥamid | rive droite | 150 | — | ||
| Agroud | rive gauche | ||||
| Tamzaourout | rive droite | 30 | fusils. | ||
| Amzaourou | rive droite | 30 | — | ||
| Aqqa | rive droite | ||||
| Bou Delal | rive gauche | 30 | fusils. | ||
| Mḥinch | rive droite | 400 | — | ||
| Bou Gir | rive gauche | 40 | — | ||
| Oulad Belqas | rive droite | ||||
| Oulad Djerrar | rive gauche | ||||
| Tabia en Nkheïla | ⎱ ⎰ | compris sous le nom de Tabia nBoro | rive gauche | 150 | fusils. |
| Tabia Djedida |
Ces qçars sont échelonnés dans la Feïja au bord même de l’ouad ; de Smira à Tabia en Nkheïla, les rives de celui-ci sont, sans interruption, bordées de dattiers. L’oasis de Zgiḍ ne comprend pas d’autres qçars que ceux qui viennent d’être mentionnés : elle appartient à deux fractions des Oulad Iaḥia, les Oulad Ḥellal possédant tout ce qui est sur la rive gauche, l’Ahel El Mḥamid possédant tout ce qui est sur la rive droite. L’oasis de Zgiḍ se trouve, comme celles de Tisint, de Tatta, d’Aqqa, au pied du Bani, auprès d’un kheneg par où s’écoule la rivière qui l’arrose ; mais, au lieu d’être au sud du Bani comme Tisint et Aqqa, elle est au nord comme Tanziḍa, comme une partie de Tatta. Pas un seul qçar du Zgiḍ n’est au sud de la chaîne.
Un marché dans le Zgiḍ, le tenîn de Smira.
Immédiatement au-dessous de Tabia en Nkheïla, la Feïja finit, et l’Ouad Zgiḍ traverse le Bani au kheneg dit Foum Zgiḍ. De là, il entre dans une vaste plaine déserte où il coule jusqu’au village isolé de Mrimima. De ce point à son confluent avec le Dra, à Tingaï, son cours se continue dans la même plaine, aussi unie et aussi déserte qu’auparavant ; à l’approche de l’Ouad Dra, elle prend le nom de Ṭerf eḍ Ḍel et devient sablonneuse : dans cette partie, les eaux de l’Ouad Zgiḍ la fertilisent et elle produit de belles moissons. Cette plaine de Ṭerf eḍ Ḍel est analogue à celle de Medelles, que nous avons visitée, et est, comme elle, séparée du lit du Dra par un mince bourrelet rocheux.
| Distances : | de Mrimima à Oulad Djerrar. | 1 jour. |
| de Tisint à Tabia n Boro (par la Feïja) | 3/4 de jour. | |
| de Tabia n Boro à Mḥinch | 3/4 d’heure. | |
| de Mḥinch à El Mḥamid | 1/2 heure. | |
| d’El Mḥamid à Tabia en Nkheïla | 3 heures. |
Il y a deux mellaḥs dans le bassin de l’Ouad Zgiḍ ; l’un dans le Zgiḍ, l’autre dans l’Alougoum.
AFFLUENTS. — L’Ouad Zgiḍ a trois affluents principaux, tous sur sa rive droite ; ce sont : l’Ouad Tlit, s’y jetant à El Mḥamid ; l’Ouad el Feïja, s’y jetant aussi à El Mḥamid, quelques pas plus bas ; l’Ouad Tisint, s’y jetant à environ 2 kilomètres au-dessous de Mrimima.
Ouad Tlit. — L’Ouad Tlit prend sa source dans le Khela Ikis, désert montagneux, rocheux, sans végétation : sa vallée, enfermée entre les pentes du Petit Atlas, est d’abord fort étroite : il y arrose successivement les qçars suivants :
Amdzgin, Tafrouqt (Zaouïa Sidi Merri), Argemmi, Tagadirt, Taourirt n Ouzenag, Seroub (marabouts), Qioud, Taourirt n Tilles, Agred, Imi n Tlit, Aoufelgach.
Ces qçars, avec ceux que nous mentionnerons plus loin sur l’Ouad Temgissin, forment tout le territoire du Tlit. Il est sous l’autorité du Zenâgi, à l’exception d’Argemmi, de Tagadirt et d’Aoufelgach qui se sont rangés sous celle du Zanifi.