| Distances : | de Tadmamt à Askaoun | 2 heures. |
| d’Aoullous à Amasin (Ikhzama) | 1/2 jour. | |
| d’Agerd n Oudrer à Iṛil n Oro (en traversant le désert de Teddref) | 1/2 jour. | |
| d’Agerd n Oudrer à Taïssa | 3 h. 1/2. |
AFFLUENT. — L’Ouad Aoullous reçoit à Askaoun l’Ouad Id ou Illoun, qui se jette sur sa rive gauche.
Ouad Id ou Illoun. — Il reste pendant tout son cours sur le territoire des Id ou Illoun, où il arrose successivement les villages de :
Tinzert, Iferṛan, Agni, Almessa, Aouzrout.
Les Id ou Illoun sont une fraction de la tribu des Aït Selîman.
| Distances : | de Tinzert à Aouzrout | 1 heure. |
| d’Agni à Aglagal (Ouad Aoullous) | 1 heure. | |
| d’Agni à Outoura (Ouad Zagmouzen) | 2 heures. |
REMARQUES SUR LES TRIBUS. — Nous avons rencontré sur les cours d’eau que nous venons d’étudier trois tribus : les Iouzioun, dont il a déjà été parlé, les Aït Selîman et les Aït Tameldou. Toutes trois sont indépendantes et de race comme de langue tamaziṛt. Elles sont Chellaḥa : il n’existe point de Ḥaraṭîn dans le bassin du Sous. Elles sont sédentaires : le bassin du Sous ne renferme à peu près point de nomades.
Ait Seliman. — Tribu se subdivisant en deux fractions, les Aït Tedrart et les Id ou Illoun. La première est la plus nombreuse. Chacune se compose d’une certaine quantité de villages, les uns sur les cours d’eau, où nous les avons mentionnés, les autres dans la montagne, alimentés par des sources. Les Aït Selîman sont gouvernés par un chikh, dont le pouvoir est héréditaire : le chikh actuel s’appelle Ạbd Allah Aït Ạli ou Ious : la maison des Aït Ạli ou Ious réside à Aoullous ; elle n’a aucune relation ni avec le sultan ni avec le Telouet. Pas de marché chez les Aït Selîman. Deux mellaḥs.
Ait Tameldou. — Ils sont indépendants et gouvernés par leurs chikhs héréditaires : ceux-ci sont au nombre de deux : voici comment ils se partagent le pouvoir.
A Tamjerjt réside la famille de chikhs des Id ou Mḥind ; le chef en est en ce moment Moḥammed ou Ḥammou ; il a sous son autorité une partie de l’Ouad Tifnout, une partie de l’Ouad Inmarakht, l’Ouad Amoumen, la moitié de l’Ouad Idikel, la moitié de l’Ouad Izgrouzen, l’Ouad Ikis, l’Ouad Msount, l’Ouad Tizgi n Mousi, l’Ouad Amzarou, l’Ouad Igemran, l’Ouad Aït Tougda, l’Ouad Mançour, la moitié de l’Ouad Tizgi. De plus, en dehors des Aït Tameldou, sa suprématie est reconnue d’une part par la moitié des Iouzioun, de l’autre par les Ikhzama (bassin de l’Ouad Iriri).