1o Rḥala (Ida ou Gemmed).
2o Rḥala (Aït Ououlouz et Ida ou Tift).
3o Menâba.
4o Oulad Iaḥia.
5o Aït Semmeg (sur l’Ouad el Amdad ; versant sud du Grand Atlas).
6o Mentaga (dans le massif du Grand Atlas).
Rhala. — Tribu occupant les deux rives de l’Ouad Sous. Tous les villages en sont sur les bords mêmes du fleuve. Elle se divise, comme nous l’avons vu, en Ida ou Gemmed, Aït Ououlouz, Ida ou Tift. Deux chikhs héréditaires, portant aujourd’hui le titre de qaïd, les gouvernent : ce sont le qaïd Ḥaïda ould El Ḥasen ou Aḥman, résidant à Tagenza : il a sous son autorité les Ida ou Gemmed ; le qaïd Ọmar el Aoulouzi, demeurant à Agadir n Iblaz : il commande aux Aït Ououlouz et aux Ida ou Tift. Deux marchés chez les Rḥala, le Ḥad Aoulouz et l’Arbạa Aoulouz. Cinq mellaḥs.
Menaba. — Tribu occupant la rive droite de l’Ouad Sous ; elle forme une bande étroite le long du fleuve et ne s’étend pas dans l’intérieur de la vallée. Elle est gouvernée par Qaïd El Ạrbi, résidant à Igli ; la maison de celui-ci, vaste demeure avec grandes dépendances, s’appelle El Mkhatir. Trois marchés dans la tribu, Ḥad Igli, Djemạa Tinzert et Tlâta Aït Ioub : ce dernier, connu sous le nom de Tlâta Menâba, est le marché le plus important du Ras el Ouad. Il y a 12 mellaḥs chez les Menâba.
Indaouzal. — C’est une grande et puissante tribu située sur la rive gauche de l’Ouad Sous ; sur les bords immédiats du fleuve, elle n’occupe qu’une faible longueur ; mais au delà elle s’étend au loin, bornée à l’est par les Aït Iaḥia et les Aït Semmeg, au nord par les Rḥala et les Menâba, à l’ouest par les Oulad Iaḥia, au sud et au sud-ouest par diverses petites tribus indépendantes : toute la plaine qui s’étend au sud des Menâba et des Rḥala lui appartient, ainsi que les premières pentes du Petit Atlas sur une assez grande profondeur ; le Tizi n Sous est sur son territoire. Elle a deux chikhs héréditaires résidant, l’un à Akchtim, l’autre dans un village appelé de son nom, Ould Sidi Malek. De plus, les localités des Indaouzal limitrophes des Aït Iaḥia se sont rangées sous l’autorité du chef de ces derniers, le chikh d’Arfaman. Pour leurs rapports avec le sultan, les Indaouzal dépendent du qaïd El Ạrbi, d’Igli. Cette tribu, en paix en ce moment, a été longtemps désolée par des querelles intestines : depuis une époque très ancienne, elle est divisée en deux partis, presque toujours en guerre l’un contre l’autre ; dans ces luttes, chaque parti eut constamment pour soutien son voisin, l’un les Aït Semmeg, l’autre les Oulad Iaḥia. A la longue ils prirent les noms de ces alliés, en sorte qu’aujourd’hui une moitié des Indaouzal est dite Aït Semmeg, l’autre Oulad Iaḥia.
La tribu est chleuḥa et sédentaire ; elle possède un grand nombre de villages : nous en avons cité quelques-uns sur l’Ouad Sous ; ce sont presque les seuls qui soient arrosés par une rivière ; la plupart des autres n’ont que des sources ou des citernes ; voici les noms des principaux :