| Distance : d’Aderdour à Ouneïn | 1 jour. |
Le district d’Ouneïn est fort peuplé ; il se compose non seulement des villages arrosés par l’Ouad el Amdad, mais encore de plusieurs autres à proximité : il est gouverné par un chikh. Ce district a fait sa soumission en même temps que tout le Ras el Ouad : auparavant le Genṭafi s’était efforcé à plusieurs reprises de le réduire sous son autorité : il n’avait jamais pu y réussir. Un mellaḥ dans l’Ouneïn.
Les Aït Semmeg sont une nombreuse tribu habitant les bords de l’Ouad el Amdad et la région voisine : ils n’ont rien de commun avec les Aït Semmeg de l’Ouad Zagmouzen. Ceux que nous trouvons ici forment un des 6 ạmels du Ras el Ouad. Ils sont gouvernés par le qaïd Ọmar ben Bacha, résidant à Aouftout. Un mellaḥ sur leur territoire. Deux marchés : le Khemîs Sidi ou Ạziz et le Tenîn Aït Bou Bekr.
Ce nom d’Aït Bou Bekr rappelle une triste histoire. En août 1880, un jeune Autrichien, M. Joseph Ladeïn, quittait Merrâkech avec l’intention de gagner Taroudant par l’Atlas : c’est une route ordinairement sûre : il ne prit pas de travestissement, n’emmena point d’escorte, se pensant assez protégé en se joignant à une caravane. Un domestique israélite le suivait. Il remonta l’Ouad Nfis, traversa l’Ouneïn, entra chez les Aït Semmeg : jusque-là tout allait bien. Mais le malheureux ne devait pas dépasser les Aït Bou Bekr : cheminant sur leur territoire, il arriva au village d’Hierk, chez les Aït Ben Mançour, non loin de la zaouïa de Sidi Bou Nega. Il voulut s’y arrêter quelques instants et demanda à boire : on lui tendit un vase d’eau : au moment où il le portait à ses lèvres, on se jeta sur lui et on l’égorgea. Dans la suite, les Aït Ben Mançour furent, dit-on, condamnés à une forte amende pour ce crime. Quel en avait été le mobile ? Ce n’était point le vol : le voyageur n’avait que des effets de peu de valeur ; rien dans son équipage ne dénotait qu’il fût riche. Tous ceux qui me racontèrent le fait me dirent qu’on l’avait tué parce qu’il était chrétien.
Ouad Bou Srioul. — Il prend sa source aux crêtes du Grand Atlas, non loin de celle de l’Ouad el Genṭafi, auprès du Djebel Aṛbar. Il passe d’abord dans diverses fractions, puis entre sur le territoire des Gezoula : c’est une nombreuse tribu, restée insoumise au sultan ; de là, la rivière débouche en plaine et traverse successivement les terres des Talkjount et celles des Menâba.
L’Ouad Bou Srioul a toujours de l’eau dans son lit.
| Distance : d’Oulad Ḥasen au Djebel Aṛbar | 1 jour. |
Ouad Talkjount. — Il prend sa source au Djebel Titouga ; puis il entre chez les Ida ou Zeddaṛ, grande tribu soumise au makhzen : de là il débouche en plaine, et traverse d’abord le territoire des Talkjount, puis celui des Menâba.
L’Ouad Talkjount a de l’eau pendant la plus grande partie de l’année.
| Distance : d’Igli au Djebel Titouga | 1 jour. |