Le district du Gers appartient aux Aït Izdeg. La population y est un mélange d’Aït Izdeg et de Qebala[120].

Langue tamaziṛt.

Point de marché.

Pas de Juifs. Mellaḥ ruiné à Douar.

Distances :Cedouqa est en face d’Aït Khozman, sur la rive opposée de l’ouad.
de Cedouqa à Aït Tikkert comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Çaleḥ.
IV. — Tiallalin.

Le Tiallalin se compose d’un certain nombre de qçars échelonnés sur les deux rives de l’Ouad Ziz. En voici l’énumération, dans l’ordre où on les trouve en descendant le fleuve :

RIVE DROITE :
Kerrando.50fusils.
Qcîra el Ihoud (appelée aussi Mellaḥ Tiallalin).
Iserdan.30
Bousam.20
Tadaout.20
Qcîra Aït Aḥa.10
Aït ou Alil.50
Aït Ḥaḥou.15
Aït Ạmer.4
Aït Çaleḥ.30
RIVE GAUCHE :
Aït Khozman.40fusils.
Aït Ḥeqqou.20
Aït ou Isaden.20
Aït ou Innou.20
Aït Zaïa.15
Bou Idiren.60
Qcîr Cherif.15
Qcîr Sidi Ọmar.50
Izabouben.10
Aït Iaḥia ou Khalifa.10
Aït Brahim.10
Aït Attou.30
El Qçar el Kebir.20
Tamdafelt.12
Taouaḥit.80
Imazan.60
Tamazount.15
Izerraḥen.15
Isaffen.6
Aït Iaḥia.50
Timṛirt.12
Imri.30

Le Tiallalin appartient aux Aït Izdeg et n’est peuplé que d’eux. Chez les Aït Izdeg, chaque district, pour les sédentaires, chaque campement, pour les nomades, se gouverne à sa fantaisie, sans chikh, ni à l’année, ni autre : quelquefois on en nomme, mais pour quelques mois, pour la durée d’une guerre par exemple. Ces jours-ci, on en a élu ; voici pourquoi : le sultan a prié les Aït Izdeg de lui envoyer leurs chikhs : après délibération, ils y ont consenti, en ont nommé et les lui ont envoyés. Mais ils ne dépendent point de Moulei El Ḥasen ; ils ne lui paient rien et n’ont, disent-ils, que de la poudre à lui donner. S’ils n’ont pas de chikhs permanents dans leurs diverses subdivisions, ils en ont toujours un pour l’ensemble des Aït Izdeg : c’est un chikh el ạam, qui est nommé chaque année par l’assemblée des diverses djemaạas.

Langue tamaziṛt.