| RIVE DROITE : | ||
| Tisgedlt. | 40 | fusils. |
| Beni Meḥelli. | 100 | |
| Asrir. | 200 | |
| Mediouna. | 20 | |
| El Ḥibous. | 400 | |
| Qaçba Qedîma. | 400 | |
| RIVE GAUCHE : | ||
| Oulad el Ḥadj. | 300 | fusils. |
| Qçar Dekhlani. | 150 | |
| El Ṛrouch. | 40 | |
| Qçar Djedid. | 100 | |
| Zaouïa Moulei Ạbd Allah. | 20 | |
| Qçar Berrani. | 100 | |
| Taourirt. | 100 | |
| Sidi Bou Ạbd Allah. | 300 | |
| Ṭitaf. | 200 | |
| Qaçba Djedida. | 200 | |
| Beni Mousi. | 300 | |
| Geri Ourgaz. | 4 | |
| Gaouz. | 100 | |
| Tazenagt. | 400 | |
Le Metṛara n’est habité que par des cherifs et des Qebala : les premiers sont les plus nombreux et ont la prépondérance. Ils sont seuls maîtres du pays. Ils sont libres, n’obéissent pas au sultan et ne sont sous la dépendance d’aucune tribu : ni Berâber ni autres n’ont droit de parler dans le Metṛara. Cherifs et Qebala sont mélangés dans les divers qçars. Point de chikh ni de djemaạa administrant l’ensemble du district. Chaque qçar a son existence isolée, se gouverne au moyen de sa djemaạa et ne s’unit à d’autres qu’en cas de guerre.
On ne parle que l’arabe.
Quatre marchés : tenîn et khemîs à Qaçba Qedîma ; tenîn et khemîs à Sidi Bou Ạbd Allah.
Pas de Juifs.
Un homme est tout-puissant dans le Metṛara et a en sa main tout le district, c’est Chikh Moḥammed El Ạrabi el Derkaoui. Ce chef religieux, qui réside à Gaouz, est extrêmement influent : chaque année, le sultan lui envoie sa part de dîme ; il y a deux ans, il lui a expédié 40 qanṭars (le qanṭar vaut ici 1250 francs). Sidi Moḥammed El Ạrabi avait, à la fin de 1881, appelé les Berâber à la guerre sainte contre les Français ; mais peu après il les contremanda. Son pouvoir est énorme sur tous les Berâber, Aït Atta comme Aït Iafelman. D’un mot, il peut les armer. Par le nombre et la valeur guerrière de ces tribus, tout à sa dévotion, il est un des cinq chefs religieux les plus puissants du Maroc. Il compte au même rang que Moulei Ạbd es Selam el Ouazzâni, Sidi Ben Daoud, Sidi Moḥammed ou Bou Bekr et Sidi El Ḥoseïn.
| Distances : | point de désert entre le Qçar es Souq et le Metṛara. |
| d’Oulad el Ḥadj à Tazenagt comme de Mellaḥ Tiallalin à Tamerrakecht. | |
| de Qçar Djedid Aït Ḥammou à Oulad el Ḥadj comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Çaleḥ. | |
| de Tisgedlt à Targa comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Çaleḥ. | |
| Beni Mousi est en face de Qaçba Qedîma. |
VIII. — Districts inférieurs.
Les trois districts les plus bas de l’Ouad Ziz se composent chacun, comme les précédents, d’une double ligne de qçars échelonnés sur les deux rives du fleuve.
Le Reṭeb comprend 30 ou 40 qçars : population mélangée, cherifs, marabouts, Qebala. Langue arabe. Un mellaḥ.