Ouad Nezala. — Il prend sa source au Djebel El Ạbbari ; voici les qçars qui se trouvent sur son cours, dans l’ordre où on les trouve en le descendant :

Ibabaḥenrive droite,6fusils.
Ạbbaririve gauche,40
Qcîra ou Ba El Ḥasenrive gauche,20
Bou Seroualrive droite,20
Nezalarive droite,20
Tiffitrarive droite,8
Semlalrive gauche,10
Tazalaṛtrive gauche,30

Tous ces qçars appartiennent aux Aït Izdeg.

Langue tamaziṛt.

Ni marché, ni Juifs.

Distances :de Toullist à Tazalaṛt comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Çaleḥ.
Désert entre ces deux points.
de Tazalaṛt à Semlal comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Çaleḥ.
Désert entre ces deux points.
de Semlal à Tiffitra comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït ou Alil.
Désert entre ces deux points.
de Tiffitra à Nezala comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Ọtman.
Désert Taqqat Nezala entre ces deux points.
de Nezala à Ibabaḥen comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït ou Alil.

3o Ouad Todra. — L’Ouad Todṛa, d’une grande importance, et par lui-même, et par son affluent l’Ouad Ṛeris, fera l’objet d’un article spécial.

2o. — OUAD TODRA.

I. Ouad Todra.

L’Ouad Todṛa prend sa source à peu de distance de l’oasis du Todṛa, dans les hauts massifs qu’on en aperçoit vers le nord-ouest. Le mont d’où il sort s’appelle Aqqa Tizgi ; c’est une muraille rocheuse du pied de laquelle jaillissent des sources abondantes qui forment l’Ouad Todṛa. De là il va arroser la longue bande du Todṛa, où il a toujours de l’eau, été et hiver. Au sortir de cette oasis, le lit s’en dessèche et les bords en deviennent déserts jusqu’au Ferkla. Il arrose le Ferkla, puis rentre dans le désert : du point où il sort du Ferkla à celui où il se jette dans le Ziz, on ne trouve plus sur ses rives aucune grande oasis, mais seulement de loin en loin quelque qçar isolé entouré de dattiers, simple tache dans la plaine. Dans la portion inférieure de son cours, il porte souvent le nom d’Ouad Ferkla.