Sellaout flanc droit,50fusils.
Flouch flanc gauche,30

Ces 7 villages, avec les deux groupes de tentes des Beni Fachat (contigu à Sellaout ; flanc droit ; 150 fusils) et des Beni Ouchgel (en aval du précédent ; flanc droit ; 30 fusils), groupes qui, situés auprès de sources, de jardins, de cultures, sont aussi invariables dans leurs positions que des villages, forment ce qu’on appelle le pays de Debdou, El Debdou.

Le Debdou est soumis au sultan et dépend du qaïd de Tâza (en ce moment Ạbd Allah Ech Cherradi) ; mais celui-ci n’y a placé ni lieutenant, ni mkhaznis, ni aucun représentant de l’autorité ; il se borne à venir en tournée tous les ans ou tous les deux ans, et à envoyer de temps en temps quelques mkhaznis lever l’impôt sur les Musulmans. Chose curieuse, le qaïd de Tâza n’a sous ses ordres directs que les Musulmans du Debdou ; les Israélites, fort nombreux dans le district, dépendent non de lui, mais d’un des bachas de Fâs, Ould Ba Moḥammed ; c’est à ce dernier qu’ils remettent tous les ans le montant de leur tribut.

Les habitants du Debdou s’administrent donc eux-mêmes et, pour les difficultés, s’en réfèrent à Tâza. On les désigne sous le nom d’Ahel Debdou. Ce semble être une population mêlée, Arabes et Chellaḥa, ces derniers dominant. La langue est pour les uns l’arabe, pour les autres le tamaziṛt.

Marché permanent au village de Debdou et, de plus, souq el khemîs dans la même localité.

Un mellaḥ.

II. RECHIDA ET QÇARS VOISINS. — Ce second groupe se compose d’un certain nombre de qçars isolés les uns des autres, situés ceux-ci sur les pentes, ceux-là au pied du revers occidental du Djebel Debdou ; ils sont beaucoup plus près de la Mlouïa que les précédents et sont situés sur le flanc même de sa vallée. Voici leurs noms, dans l’ordre où on les rencontre en descendant celle-ci :

Admer (marabouts de Sidi Ạli ben Ạbd er Raḥman).100fusils.
Beni Khelften. 150
Rechida (marabouts).200
Alouana. 30

Les habitants de Rechida et d’Admer sont marabouts. Ils font partie, ainsi que les gens de Beni Khelften, des Oulad el Ḥadj, dont les Ahel Rechida et les Oulad Admer sont deux fractions. Mais en ce moment ils sont en guerre avec le reste de leur tribu. Celle-ci est insoumise ; eux obéissent au sultan ; d’où querelle.

Rechida est un grand et beau qçar, situé à mi-côte du Djebel Debdou, dans un lieu escarpé. Sources abondantes, grands jardins, beaux oliviers.