Le Jell est arrosé par l’Ouad Messoun, qui y entre au-dessous de Qaçba Messoun et y demeure jusqu’à son confluent avec la Mlouïa.
Raret. — Plaine déserte ayant pour limites : au nord, le Djebel Qelaïa et le Djebel Kebdana ; à l’est, la Mlouïa ; à l’ouest, le Djebel Metalsa ; au sud, les collines du Gelez qui la séparent du Jell. Dans le désert de Ṛaret campe la tribu nomade des Beni Bou Iaḥia.
Le Djebel Metalsa est situé à l’ouest de Qaçba Iselouan.
Le Djebel Qelaïa se trouve au nord de Qaçba Iselouan et à l’ouest du Djebel Kebdana.
Les Beni Bou Iaḥia, appelés aussi Beni Bou Iaḥi, sont une tribu nomade ne quittant point le désert de Ṛaret. Ils comptent 800 fantassins et 60 chevaux. Ils sont soumis au sultan et gouvernés par un qaïd nommé par lui, Moḥammed bel Ḥirch. Leur langue est le tamaziṛt.
Fhama. — Plateau ondulé, désert la plus grande partie de l’année, cultivé en quelques points par les Houara et parcouru par leurs troupeaux. Il a pour bornes : au nord, les montagnes du Rif (massifs des Gezennaïa et des Metalsa) ; à l’est, la plaine du Jell ; à l’ouest, le confluent de l’Ouad Bou el Djerf et de l’Ouad el Arbạ, dont la réunion forme l’Innaouen ; au sud, les monts des Ṛiata.
Le peu d’élévation de ce plateau en rend l’accès et le parcours si faciles qu’il prolonge plutôt qu’il ne coupe les plaines voisines. Ce n’est qu’un dos peu accentué séparant les bassins de la Mlouïa et du Sebou.
Il est arrosé par deux cours d’eau, l’Ouad Bou el Djerf, l’une des sources de l’Innaouen, et l’Ouad Messoun, tributaire de la Mlouïa.
Qaçba Messoun, localité appartenant aux Houara, est située dans le Fḥama.
Ouad Innaouen. — Cette rivière, dont nous avons parcouru et décrit la vallée entre Tâza et Fâs, se jette dans le Sebou un peu au-dessus de Ḥadjra ech Cherifa. Elle est formée de la jonction de deux cours d’eau, l’Ouad Bou el Djerf et l’Ouad el Arbạ, qui se réunissent à 2 heures de marche au-dessus du confluent de l’Ouad Tâza et de l’Ouad Innaouen.