4o D’OUDJDA A FAS. — Des cavaliers bien montés mettent cinq journées pour aller d’Oudjda à Fâs.

1er jour. — D’Oudjda à Qaçba el Ạïoun.

2e jour. — De Qaçba el Ạïoun à Gersif. (On traverse, sans s’y arrêter, le pays de Za.)

3e jour. — De Gersif à Qaçba Miknâsa. (C’est une petite qaçba fort mal construite. On passe, chemin faisant, sous les murs de Qaçba Messoun.)

4e jour. — De Qaçba Miknâsa aux Hiaïna.

5e jour. — Des Hiaïna à Fâs.

FIN DE LA SECONDE PARTIE.

[121]« Anoual, ou Zaouïa Anoual se compose de 50 à 60 maisons habitées par des cheurfa des Oulad Moulei Ali ben Amer (Idrissin) appartenant aux Aït Tserrouchen. Ils descendent, comme les marabouts de Kenadsa, de Moulei Abd Allah el Rezouani (enterré à Merrâkech). Mais ils sont berbérisés et parlent tamazirt plus qu’arabe. Ils ont quelques maigres cultures dans les pierres, arrosées par des fontaines et par l’ouad dit des Oulad Ali. Cette rivière tombe dans l’Ouad Aït Aïssa à Kheneg Gro, à environ 8 kilomètres au sud de la zaouïa. » (Renseignement fourni par M. Pilard.)

[122]« Les Aït Tserrouchen sont entièrement à la dévotion des marabouts de Kenadsa, qui ont chez eux plusieurs zaouïas et dont les grandes familles de la tribu disent être parentes. » (Renseignement fourni par M. Pilard.) On a vu par une note précédente que les descendants de Moulei Ali ben Amer et les marabouts de Kenadsa avaient une origine commune.