[123]J’écris des Juifs du Maroc moins de mal que je n’en pense ; parler d’eux favorablement serait altérer la vérité. Mes observations s’appliquent à la masse du peuple : dans le mal général, il existe d’heureuses exceptions. A Fâs, à Sfrou, à Meknâs, à Tâza, à Tazenakht, à Debdou, en d’autres lieux encore, j’ai vu des Israélites donner l’exemple de la vertu. Le grand rabbin de Fâs était, aux yeux des Musulmans mêmes, un des hommes les plus justes de son temps. Mais ces modèles sont rares et on les imite peu.
[124]Les Juifs fabriquent eux-mêmes cette eau-de-vie, qu’ils appellent mahia ; ils la font, dans le nord, de cire ou de raisins secs ; dans la montagne, de figues ; dans le Sahara, de dattes. Dans les villes, la mahia s’achète par carafes au marché ; dans les campagnes, chaque maison distille tous les jeudis ce qu’il lui faut pour la semaine.
[125]Dans tout le Maroc, les grandes villes exceptées, les synagogues servent d’auberge : on y dort, on y mange, on s’y enivre, on y tue des poulets, on y fait la cuisine ; on y trafique et on y vend comme au marché.
[126]Village situé au pied du Grand Atlas à 1 heure et demie de Tabia. Dans mon itinéraire je l’ai laissé à main gauche.
[127]Petit village entre Bezzou et Tabia.
[128]Village situé au pied du Grand Atlas, entre Idili et Demnât.